Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

mercredi 29 octobre 2014

n° 952 : Exposition Nicolas de Staël "Lumières du Nord / Lumières du Sud" au musée André Malraux du Havre

 Nicolas de Staël, Landscape (Fontenay), 1952
 
Exposition Nicolas de Staël au musée André Malraux du Havre ++++ (n° 13 167)
 
Le 27 octobre 2014, je suis allé visiter l'exposition consacrée à "Nicolas de Staël, lumières du Nord, lumières du Sud" au musée André Malraux du Havre.
 
Ce que j'ai aimé :
 
1°) Le musée André Malraux du Havre est un superbe bâtiment en bord de mer. Avec le soleil merveilleux de ce 27 octobre, on pouvait profiter dans tout le musée d'une superbe lumière.
 
2°) L'exposition présentait un nombre impressionnant d'oeuvres venues de collections particulières. J'ai vraiment beaucoup aimé une série du début des années 1950 inspirée par des toits.
 
3°) L'exposition permet de montrer aussi des inflexions dans l'oeuvre de Nicolas de Staël avec des oeuvres aux couleurs vives et lumineuses qu'il a peintes en Sicile. On peut aussi voir des oeuvres très figuratives de bord de mer.
 
Ce que j'ai moins aimé :
 
1°) La caisse de ce musée municipal n'est pas toujours très adaptée au flux de visiteurs attirés par cette exposition. Cela conduit certains visiteurs à être un peu trop agressifs les uns envers les autres.
 
2°) Un des tableaux est intitulé "Le Pont Marie", mais je ne vois pas comment il peut s'agir de ce pont...
 
Nicolas de Staël, Composition, 1952, collection particulière
 
 
Nicolas de Staël, Bord de mer, 1952 (un détail, avec la signature)
 
 
 Nicolas de Staël, Le soleil, 1953
 
 
 Nicolas de Staël, Mer et nuage, 1953
 
Nicolas de Staël, Agrigente, 1954
 
 
Nicolas de Staël, Le Pont Marie (sic), 1954
 
Une vue du musée avec à l'arrière plan la mer et le soleil de Normandie
 
 

vendredi 24 octobre 2014

n° 951 : Fury

Fury +++ (n° 16 162)

Le 22 octobre 2014, je suis allé voir le film Fury

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film de guerre très réussi. Il montre la violence de la guerre, même de la guerre dite "classique".

2°) Il y a une remarque très philosophique prononcée par Brad Pitt : "Les idéaux sont pacifiques, l'Histoire est violente".

3°) Il y a vraiment une scène de combat entre les chars américains et un panzer allemand qui est vraiment très bien faite.

4°) Ce film montre que jusqu'au bout (en avril 1945), l'Allemagne nazie a résisté avec un fanatisme redoutable.

5°) Le film pose la question de savoir si quand le Bien triomphe du Mal, il ne doit pas lui aussi recourir aux méthodes du Mal (je sais ce n'est pas très novateur, mais c'est bien fait).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) La séquence de fin avec cette façon de se sacrifier pour ses idéaux a quelque chose de très américain. On dirait une fin à la John Wayne dans Fort Alamo.


mardi 21 octobre 2014

n° 950 : Le sel de la Terre

Le sel de la Terre ++++ (n° 16 159)

Le 21 octobre 2014, je suis allé voir le film "Le sel de la Terre" de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce film est un hommage à la photographie à la fois en tant qu'art et que témoin de la condition humaine. Wim Wenders permet au photographe brésilien Sebastiao Salgado de témoigner et de nous expliquer ce qui ressemble à un bilan concernant son point de vue sur l'Humanité. Ce n'est pas forcément réjouissant, avec l'idée que "l'Homme est un animal féroce" capable de tuer, de massacrer sans limite aucune.

2°) Ce film témoigne des morts à une échelle inadmissible des annes 1980 et 1990 : en Ethiopie (Salgado dénonce fort justement le gouvernement éthipien de l'époque responsable de ce crime), au Rwanda en 1994/1995 et en ex Yougoslavie à la même époque. Salgado qui concernait les Humains comme le sel de la Terre en est venue lui-même à s'interroger. On ressent avec lui cette sensation que nous pouvons avoir honte de notre humanité en raison de sa capacité à parfois s'enfoncer dans la pire barbarie possible. Ce ça violent, irrationnel et sanguinaire que porte tout être humain.

3°) L'oeuvre récente de Salagado avec les photos de la série "Genesis" montre qu'il s'est intéressé à la Nature mais il est intéressant de voir combien l'Humanité continue à s'inscrire dans cette Nature avec une note positive concernant la région d'origine de Salgado avec un très beau programme de reboisement qui a fonctionné.

4°) J'ai été particulièrement touché par le témoignage concernant la naissance du 2e fils de Salgado, un trisomique. La façon dont la famille a réussi à comprendre qu'il avait son propre langage de communication.

5°) Evidemment, tout au long du film, on peut admirer une qualité photo à couper le souffle avec les oeuvres de Sebastiao  Salgado mais aussi les prises de vue de Wim Wenders et du fils du photographe Juliano Ribeiro Salgado.

A VOIR D'URGENCE DONC ! (mais évitez d'y aller si vous vous sentez un peu déprimé car malgré tout ce film laisse interrogateur concernant l'espèce humaine).

lundi 20 octobre 2014

n° 949 : Klosterneuburg (Autriche)

Klosterneuburg ++++ (n°16 158)

Le 14 août 2014, j'ai visité le monastère de Klosterneuburg à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Vienne.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce monastère est beaucoup moins connu que celui de Melk et pourtant il réserve plusieurs bonnes surprises : l'ancienne église avec son chevet roman, un intérieur baroque (qui n'a rien à envier à Melk), des appartements impérieux du XVIIIe siècle (Charles VI de Habsbourg voulait faire une nouvelle escorial [rappelons qu'il avait essayer de s'imposer sur le trône d'Espagne]).

2°) Le musée possède une très belles collections avec des retables qui sont sublimes, notamment "l'autel du maître de Verdun" qui date de 1181 et qui est une merveilleuse oeuvre en aimeaux et la peinture gothique faite dans les années 1330 pour servir de revers à l'autel de Verdun.

3°) Cette année, le monastère célébrait le 900e anniversaire de sa fondation... en 1114.

4°) La visite guidée en allemand était vraiment intéressante.

5°) A l'étage, le musée possède une collection de peintures du XVe siècle qui sont de très bonne qualité tout comme les objets du trésor, notamment une très belle boîte en ivoire originaire de l'Espagne arabo-musulmane.

6°) L'entrée où sont situés les guichets d'entrée est Kolossale avec de gigantesques atlantes.
Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il semble que le musée possède au 2e étage une collection de peintres plus modernes (de la Sécession autrichienne)  mais cette galerie était fermée.

2°) Les panneaux en béton installés à l'extérieur pour commémorer le 900e anniversaire ne sont pas du meilleur goût.

L'entrée du musée/monastère
 


Le chevet de l'église abbatiale
 
Le choeur de l'église abbatiale
 
L'autel du maître de Verdun (1181)
 
Un détail de l'autel du maître de Verdun
 
 
 Revers de l'autel de Verdun, quadriptyque des années 1330
 
Escalier menant aux appartements impériaux du XVIIIe siècle
 
Un aperçu de l'enfilade de salles des appartements impériaux
 
Un des côtés du 1er étage du XVIIIe siècle
 
Couvercle d'une boîte en ivoire de l'Espagne arabo-musulmane du Xe XIe siècle appelée la boîte à écrire de Saint-Léopold, en fait certainement une boîte pour contenir des balances et des poids pour une pharmacopée ou un changeur.

dimanche 19 octobre 2014

n° 948 : Le Leopold Museum de Vienne

Le Leopold Museum de Vienne (n° 16 157)

J'ai visité le Leopold Museum de Vienne.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un musée que j'avais omis de visiter lors de mon précédent séjour à Vienne. Il possède une des plus superbes collections des artistes de la Vienne de la Belle époque. Les volumes du musée sont superbes (des salles disposées autour d'un grand cube blanc central).

2°) Je ne suis pas un fan des portraits et des nus d'Egon Schiele mais on peut voir dans ce musée un nombre impressionnant de ces paysages qui sont vraiment sublimes.

3°) J'ai découvert des artistes autrichiens que je ne connaissais pas. (Je connais mieux les artistes allemands) : Koloman Moser, Karl Stark et le très étonnant Anton Kolig qui faisait une petite fixette sur les jeunes hommes nus.

4°) On trouve en plus dans ce musée un superbe cheval céleste Han et non moins splendide paravent japonais de l'ère Edo.

Egon Schiele, Versinkende Sonne (Soleil couchant), 1913

Egon Shiele, Kalvarienberg (Calvaire), 1912

Egon Schiele, Stadt Stein, II (La ville de Stein), 1913

Egon Schiele, Sitzender Männerakt, Selbstdarstelling, (Homme nu assis, auto-portrait), 1910

Koloman Moser, Bergketten (Chaînes de montagnes), 1913

Josef Floch, Der Hirte, Am Rande der Grossstadt (Le Berger, dans les environs d'une grande ville), 1924

Anton Kolig, Sitzender Jüngling, Am Morgen (Jeune Homme assis, le matin), 1919
 
Anton Kolig, Spiegelakt (nu avec un mirroir), 1926
 
 

samedi 18 octobre 2014

n° 947 : Castor et Pollux


Castor et Pollux de Rameau au TCE +++ (n°16 156)

Le 17 octobre 2014, je suis allé voir l'opéra Castor et Pollux de Jean-Philippe Rameau au Théâtre des Champs Elysées.

Ce que j'ai aimé :

1°) L'orchestre "Le concert spirituel" dirigé par Hervé Niquet était sublime tout comme le "choeur du concert spirituel".

2°) J'ai beaucoup aimé les décors et les lumières. Certains costumes étaient aussi très bien (notamment les robes des choristes).

3°) J'ai bien aimé la troupe de ballets qui est intervenu à de nombreuses reprises (un peu trop d'après mon voisin de gauche et ma voisine de droite...).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'ai été très déçu par les solistes qui manquaient de coffre. Le choeur et l'orchestre couvrait la voix de Thélaïre (la soprane Omo Bello). Je n'ai pas non plus été convaincu par Castor (le ténor John Tessier). j'ai un peu plus apprécié Pollux (le baryton Edwyn Crossley Mercer) et surtout Jupiter (le basse Jean Teitgen).

2°) Il faut avouer aussi que si la beauté de la Musique est incontestable, l'intrigue du livret de cet opéra ne présente pas un énorme intérêt.

J'ai passé par le passé de bien meilleures soirées au TCE...

dimanche 12 octobre 2014

n° 946 : La Prison de la Santé

La prison de la santé +++ (n° 16 140)

Le 21 septembre 2014, j'ai visité la prison de la Santé à Paris 14e.

Ce que j'ai apprécié :

1°) Il s'agissait d'une visite exceptionnelle à l'occasion des journées du Patrimoine. La prison de la Santé, fermée pour travaux depuis juillet 2014, était cette année ouverte au public. Un moment exceptionnel donc.

2°) La visite permettait de comprendre aux visiteurs combien l'univers carcéral a quelque chose d'oppressant.

Ce que j'ai moins apprécié :

1°) J'ai eu beaucoup de mal à comprendre beaucoup de visiteurs qui visitaient ce lieu comme ils auraient visité un château ou même une usine fermée. Cette façon de se faire photographier derrière des barreaux en faisant des grands sourires devant l'objectif m'a mis très mal à l'aise.

2°) Dès l'arrivée, le passage par la cour où ont été exécutés des condamnés à mort (dernière exécution à cet endroit en 1972) m'a été très difficile. L'idée qu'un Etat démocratique puisse mettre un mort un être humain m'a toujours semblé insupportable. Etre confontré à un endroit où cela a été fait il y a si peu de temps me révulse.


Cour d'honneur de la prison où la guillotine était dressée

 



 
 
 
 
 
 

samedi 11 octobre 2014

n° 945 : Empress Dowager Cixi

Empress Dowager Cixi +++I (n° 16 149)

Le 8 octobre 2014, j'ai fini de lire le livre de Jung Chang, Empress Dowager Cixi, Vintage 2014, 1ère édition, Globalflair, 2013.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est une biographie qui permet d'étudier et de mieux comprendre la Chine au moment où elle a subi de plein fouet le choc de la domination technologique et donc politique de l'Europe, des Etats-Unis et du Japon (l'impératrice Tseu Hi était née en 1835, elle est morte en 1908).

2°) Dans une société chinoise extrêmement machiste, il est passionnant de voir comment cette concubine de l'empereur Xian Feng a dominé la vie politique chinoise de la mort de son époux (1861) à sa propre mort en 1908 avec des périodes de retrait  : la période de la majorité de son fils Tongzhi (1873-1875) puis celle où elle a laissé son fils adoptif l'empereur Guangxu régner de 1889 à 1898 avant de lui reprendre le pouvoir et de le maintenir sous étroite surveillance (et de l'obliger à se suicider la veille de sa propre mort).

3°) L'ouvrage contient un nombre important de photographie de l'impératrice Tseu Hi qui semble pourtant aujourd'hui un personnage d'un autre âge...

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On comprend bien que l'auteure ressent une énorme affection pour le personnage de Tseu Hi. Pourtant, on a du mal parfois à comprendre les ressorts psychologiques de cette femme qui semblait parfois d'une extrême cruauté mais qui avait parfois une certaine classe et beaucoup de tact. C'est peut-être ce qui fait l'intérêt de ce livre. Après l'avoir lu, on ne sait pas trop quoi penser de l'impératrice Tseu Hi.