Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

lundi 29 décembre 2008

n° 519 : 1421 : The year China discovered the World

1421

1421 The Year China discovered the World ++I (N°14 037)

Le 29 décembre 2008, j'ai fini de lire le livre de Gavin MENZIES, 1421, The Year China discovered the World, Bentam Books, 2003, 1ère édition, 2001.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre écrit par un passionné de navigation et d'histoire. Le but de l'auteur est de montrer que sous le règne de l'empereur Yongle (永乐= "joie éternelle") , Zhu di de son vrai nom (1402-1424) la Chine a connu son apogée mondiale. L'empereur qui a ordonné la construction de la Cité interdite à Pékin aurait aussi commandité des expéditions maritimes qui auraient conduit une vaste armada chinoise a faire le tour du monde en contournant l'Afrique par le sud puis à aller vers l'Amérique et de là suivre plusieurs itinéraires : un vers l'Antarctique qui a conduit après à retourner vers l'Est jusqu'à l'Australie, un autre qui aurait conduit à longer la côte pacifique de l'Amérique pour finalement arriver en Australie par le côté Est. Une autre partie de la flotte aurait longé le côte Est de l'Amérique du Nord, serait passé par les Bahamas, la Floride, la Côte Est (Rhode Island, Massachussets) avant de repartir vers le Groënland, de le longer par le Nord et de regagner la Chine par l'Océan glacial arctique...

2°) Le livre, quel que soit l'avis que l'on peut avoir sur son contenu rend un hommage mérité à Zheng He, l'amiral qui a conduit les Chinois à parcourir en tout sens... au moins l'Océan Indien.

3°) Le livre insiste sur le fait que l'orage qui a ravagé la Cité Interdite en 1422 a complètement mis fin à la puissance chinoise : les Mandarins de la Cour en ont pris prétexte pour mettre fin à la politique expansionniste de Yongle qui très affaibli est mort en 1424. Ses successeurs ont fait détruire toutes les archives qui racontaient les expéditions chinoises.

4°) Zheng He fait partie des nombreux eunuques mongols qui servaient l'Empire chinois. En effet, lors de la prise de pouvoir par les Ming, les jeunes garçons mongols (le peuple qui a dominé à l'époque précédente, la dynastie Yuan) ont tous été châtrés.

5°) L'auteur montre un savoir encyclopédique en matière cartographique. Il montre que de manière étonnante dès le XVe siècle des cartes faisaient figurer des territoires qui étaient normalement inconnus des Européens (avant 1492) : les Antilles, Porto Rico, la côte sud de l'Amérique du Sud et le détroit de Magellan, la côte nord du Groënland et même l'Australie.

6°) On apprend que d'après les recherches de l'auteur la côte Nord du Groënland étaient navigable en 1422... en raison d'étés très chauds. Le réchauffement climatique ça ne date pas d'hier !

7°) L'auteur rend hommage au Portugal du XVe siècle qui notamment grâce au prince Henri le navigateur est arrivé au moment opportun pour reprendre le flambeau des expéditions maritimes délaissé par la Chine.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On ne peut s'empêcher de penser que l'auteur en fait trop. Il fait tout remonter à cette expédition de 1421. Il affirme que ce sont les Chinois qui ont importés de nouvelles plantes, qu'ils ont installés des petites communautés un peu partout en Amérique du Nord (doù la présence d'ADN chez certaines populations indiennes ou la présence de vases Ming retrouvés en Californie).

2°) L'auteur nous explique mal pourquoi d'un coup, en une seule fois, les Chinois auraient presque tout découvert à l'exception d'un seul continent... l'Europe !! Dommage car c'est là que le contact aurait été le plus marquant !

Un livre à manipuler avec des pincettes mais dont il faut avoir entendu parler. L'auteur a créé un site si vous voulez en savoir plus  : 1421.tv

jeudi 25 décembre 2008

n° 518 : Permis de croquer

Permis de croquer ++++ (N°14 033)

Le mardi 23 décembre 2008, je suis allé à la bibliothèque historique de la Ville de Paris pour voir l'exposition "Permis de croquer".

Ce que j'ai adoré :

1°) Depuis mon adolescence, j'adore les caricatures. J'aimes en dessiner et pendant très longtemps, j'ai fait des recueils de caricatures pris dans la presse. Chaque année, j'en offrais un exemplaire à mon père. Beaucoup d'entre elles étaient de Plantu, un dessinateur que j'adore or cette exposition est organisée autour de son oeuvre et de celle de ses amis.

2°) Cette exposition est faite pour dénoncer les réactions aux caricatures publiés au Danemark à propos de Mahomet. Elle souligne l'importance de la liberté d'expression.

3°) Cette exposition permet de découvrir des caricaturistes étrangers et qui sont donc inconnus en France (C'est un domaine dans lequel, il est difficile d'être connu au-delà de ses frontières). J'ai beaucoup aimé celle de l'Algérien Ali Dilem (notamment une du 31 mai 2008 à propos du cyclone en Birmanie. On y voit un militaire qui pour refuser l'aide internationale affirme "Tout baigne"), Ann Telanes, une américaine née en Suède (notamment celle où on voit Goebbels tendre une flamme avec dessus la mention propagande au président chinois Hu Jintao), le belge Michel Kichka (notamment la caricature du 2 juillet 2008 où on voit Nicolas Sarkozy représenté en Louis XIV qui annonce "l'Europe, c'est moi") et le danois Gasten Graaback qui a créé un sympathique personnage ingénu pour dénoncer le fonctionnement du monde actuel.

4°) Le catalogue de l'exposition est très complet. Pour 20 € on peut avoir l'intégralité des caricatures présentées.

5°) Il n'y avait personne. Malheureusement, cette exposition n'attire pas les foules. C'est vraiment dommage car elle vaut le détour.

samedi 20 décembre 2008

n° 517 : Mantegna

MANTEGNA +++ (N°14 028)

Le mercredi 17 décembre 2008, je suis allé voir l'exposition Mantegna au Louvre.


Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai toujours un grand plaisir à retrouver les artistes de la Renaissance. En effet, le sujet de l'agrégation d'histoire-géographie l'année où je l'ai passée en 2004 portait sur le Renaissance de 1470 à 1560 et le peintre italien Mantegna a joué un rôle très important dans cette période puisqu'il est mort en 1506.

2°) L'exposition insiste sur les superbes paysages que l'on peut voir en arrière-plan des tableaux de Mantegna (par exemple la colline et la ville qui apparaissent à gauche de la crucifixion ci-dessus). Les paysages antiques de Mantegan sont superbes.

3°) j'y suis allé le mercredi soir. Il y avait une opération "les jeunes ont la parole" : ces derniers présentaient aux spectateurs ce qu'ils savaient de certains tableaux. Il est amusant de voir des bambins de 20 ans environ expliqué à des vieux monsieurs ou à des vielles dames un savoir encyclopédique relatif à une oeuvre. Certains étaient touchants par leurmanque d'assurance masquée derrière une apparente aisance.

4°) L'exposition permet de s'intéresser au contexte historique avec notamment le rôle joué par les familles aristoracritiques, notamment Isabelle d'Este à Mantoue.

5°) J'ai été surpris d'apprendre que le fameux Saint-Sébastien possédé par le Louvre était présent en France depuis le XVe siècle : une des premières oeuvres de la Renaissance italienne parvenue en France et cela avant les "Guerres d'Italie".

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je ne suis pas du tout enthousiasmé par les scènes religieuses et les portraits peints par Mantegna.

2°) L'exposition présente des oeuvres d'autres artistes italiens du quadrocento dont le suis encore moins fan comme Cosme Tura.

dimanche 14 décembre 2008

n° 516 : The Anger of God

The Anger of God

The Anger of God +++ (N°14 021)

Le 8 décembre 2008, j'ai fini de lire le livre de Paul DOHERTY, The Anger of God, Headline, 1994, 1ère publication sous le pseudonyme de Paul HARDING, 1993.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 3e livre des aventures de Sir Cranston et de frère Athelstan (voir mes articles précédents The Nightingale gallery et Murder most holly. C'est toujours un plaisir de retrouver ces deux enquêteurs. C'est le 4e volume de cette série car je viens de me rendre compte que je n'ai pas lu le 2e : The House of of the Red Slayer. Nous sommes toujours au début du règne de Richard II d'Angleterre, pendant la régence de son oncle, Jean de Gand (en 1379).

2°) Cette aventure rappelle le contexte de révolte paysanne qui a marqué cette période en Angleterre et qui a abouti deux ans plus tard à la peasants' revolt.

3°) Plusieurs enquêtes s'entremêlent : la principale concerne les intrigues entre le Régent Jean de Gand, l'entourage du jeune Richard II et les dirigeants des corporations de Londres qui luttent pour le contrôle du pouvoir.

4°) Il y a une affaire périphérique assez intéressante : celle de la disparition des têtes des condamnés à mort qui ornent le pont de Londres.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Il devient systématique d'impliquer dans les enquêtes de Cranston et Athelstan des affaires de moeurs liés à des goûts pédérastiques. Ici il s'agit du serrurier qui a été chargé de faire le coffre où le trésor des corporations a été déposé. Ce côté systématique devient un peu insupportable.

2°) Deux des affaires secondaires impliquent des histoires de familles dans lesquels la femme s'est débarassé et inversement... Cela fait beaucoup !

mercredi 10 décembre 2008

n° 515 : Exposition Emil Nolde

 Emil NOLDE +++I (N°14 018)

Le lundi 1er décembre 2008, je suis allé visiter l'exposition consacrée à Emil NOLDE au Grand Palais.


Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un peintre allemand que je connaissais pas. Il a une histoire intéressante puisque né dans le Holstein, sa terre natale est devenue danoise après la 1ère guerre mondiale. Il a soutenu le parti nazi après la prise de pouvoir par Hitler en 1933 avant d'être disgrâcié car son oeuvre était considéré comme faisant partie de l'Art dégénéré. Il lui a été interdit de peindre en 1941. Cela est fort bien évoqué par une immense chronologie et des images d'archives.

2°) L'oeuvre de Nolde est très variée. Je n'aime pas tout mais j'ai beaucoup apprécié certains tableaux, notamment les peintures de la Mer du Nord et les bords de mer. J'ai aussi beaucoup apprécié le polyptique consacré à la vie de Jésus.

3°) J'aime beaucoup la façon dont Nolde peint les variations de lumière. (Par exemple, le tableau les Moissons ou Printemps dans la chambre (1904)).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je ne suis pas fan de certaines oeuvres, notamment celles liées au voyage de Nolde dans les Mers du Sud.

lundi 8 décembre 2008

n° 514 : J'irai dormir à Hollywood

J'irai dormir à Hollywood

J'irai dormir à Hollywood ++++ (N°14 016)

Ce lundi 8 décembre 2008. J'ai fait mon retour au cinéma après une longue absence dans les salles obscures. Cela m'a permis de beaucoup apprécier le film J'irai dormir à Hollywood.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un road movie mené par un français Antoine de Maximy qui part à la rencontre de Américains. Au programme des rencontres avec des Blancs, des Noirs, des Hispaniques et des "natives". Une grande diversité donc. Cela permet aussi de passer par New York, la Louisiane, le Nouveau-Mexique, le désert de l'Arizona, Las Végas et Los Angeles.

2°) Le film donne l'impression d'une grande humanité. Antoine de Maximy montre que beaucoup de personnes peuvent montrer une grande ouverture sur les autres et beaucoup de générosité.

3°) On se rend compte, comme souvent, que beaucoup d'Amérains sont un peu pommés : les noirs de la Nouvelle-Orléans, un homme qui a l'air malade dans une ville sinistre du Nouveau-Mexique.

4°) Certains personnages sont impressionnants de zenitude : le condamné à 15 ans de prison pour simple port d'arme et qui part passer sa dernière journée de liberté au bord d'un lac pour pêcher, le SDF de la place de Santa Monica qui attend la retraite pour pouvoir retrouver un toit...

5°) L'idée d'acheter dans le Sud un corbillard dans le Sud pour finir le voyage est assez réussie.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Antoine de Maximy est parfois horipilant quand il joue le gars plein de bons sentiments qui veut tenter à tout prix l'aventure et la confiance dans la bonté humaine. A force de jouer les mecs sympas, on se demande si Antoine de Maximy n'est pas finalement un donneur de leçons...

lundi 24 novembre 2008

n° 513 : Les origines du Rwanda

Les origines du Rwanda

Les origines du Rwanda +++ (N°14 002)

Le 15 novembre 2008, j'ai fini de lire le livre de Servilien M. SEBASONI, Les origines du Rwanda, L'Harmattan,2000.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre qui permet de faire le point sur la situation dans lequel la situation est très complexe : le Rwanda. On le sait cette situation a abouti au génocide des Tutsis (800 000 morts en 1994).

2°) On se rend compte que le Rwanda est un Etat africain qui a une véritable profondeur historique : la monarchie remontait au moins à 4 siècles et il y a une vraie forme de conscience nationale rwandaise.

3°) Le livre montre bien que la distinction entre Hutus et Tutsis étaient avant tout sociale : les premiers étaient des cultivateurs, les seconds des pasteurs. Ces derniers étaient considérés comme d'un rang plus élevé que les premiers. Il s'agit donc en fait d'un conflit du type Abel et Caïn doublé d'une forme de lutte des classes.

4°) Le livre insiste sur le rôle de la colonisation (allemande jusqu'en 1918, puis belge jusqu'en 1962) : les puissances occupantes ont tout d'abord favorisé les Tutsis qui étaient considérés comme une "ethnie" "supérieure" puis, à la fin de la colonisation, les Belges se sont appuyés sur les Hutus pour contester le pouvoir Tutsi. Cela a conduit à l'abolition de la monarchie (en 1959) et à la prise de contrôle du pays par les Hutus dès la décolonisation.

5°) J'ignorais qu'en plus des Tutsis et des Hutus, le pays comptait un 3e groupe ethnique : les Twas.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce livre présente un point de vue dont dont on a du mal à estimer la neutralité. Or on ne sait même pas si l'auteur est lui-même un tutsi ou un hutu modéré.

2°) L'ouvrage nous laisse un peu une impression d'inachevée car il ne couvre pas la période 1965 à aujourd'hui. Il laisse croire que tout était écrit et conduisait déjà 30 ans plus tôt au génocide de 1994 or l'Histoire nous apprend que rien n'est jamais inéluctable.

3°) L'auteur ne nous dit rien à propos du Burundi, qui est le pays jumeau du Rwanda. A plusieurs reprises dans le récit on a cependant conscience que l'histoire des deux pays est très liée.

mardi 11 novembre 2008

n° 512 : The Quakers

The Quakers ++I (N°13 989)

Le 4 novembre 2008, j'ai fini de lire le livre de Pink DANDELION, The Quakers, A Very Short Introduction, Oxford University Press, 2008.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce livre qui vient de sortir permet de connaître un peu mieux une communauté religieuse apparue en Angleterre au XVIIe siècle. Le surnom de cette religion est dû au fait que suite à une longue méditation religieuse, certains membres de la communauté entrait en transe et se mettait à trembler. L'idée centrale de cette religion est que la voie vers Dieu est dans chaque individu et qu'elle passe par une profonde méditation intérieure.

2°) On peut être surpris d'apprendre que cette communauté religieuse qui comptait seulement 157 000 membres dans le monde entier en 1940 a donné aux Etats Unis deux présidents : Hoover (1929-1933) et Nixon (1969-1974).

3°) Il existe trois principaux courants parmi les Quakers : les Evangélistes (qui insistent sur la nécessité de se raccrocher au message de Jésus), les Conservateurs (qui insiste sur le rapport direct de l'individu à Jésus) et les Libéraux (qui parfois ont une foi qui ressemble plus à du déisme et dont certains sont même athées).

4°) Le livre insiste sur le rôle central des Quakers dans quelques combats comme la lutte contre l'esclavage. De même les Quakers sont un groupe particulièrement hostile à la guerre.

5°) On se rend compte combien au XIXe siècle, cette quasi secte s'est ouverte sur le monde : le port de vêtements spécifiques, l'interdiction du mariage avec des non-quakers et le tutoiement obligatoire qui devait être un sacré handicap dans les milieux bourgeois (surtout qu'en anglais le "thou" a quasiment complètement disparu au profit du you).

6°) Il y a, à la fin du volume, une chronologie et un glossaire qui sont très complets.

7°) On apprend qu'aujourd'hui plus de la moitié des Quakers vivent au Kenya et au Burundi... un reste des missions d'évangélisation conduites par les Quakers en Afrique orientale.

8°) Il est intéressant d'apprendre que les Quakers ont été persécutés non seulement en Angleterre (Quakers Act de 1662) mais aussi dans les colonies d'Amérique du Nord (4 quakers pendus à Boston en 1659-1661 + loi anti Quakers en Virginie).

9°) C'est en 1681 que le Quaker William Penn a obtenu une charte qui lui a permis de fondé Philadelphie. Son nom est à l'origine de l'Etat de Pennsylvanie.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On comprend mal comment cette secte de quelques milliers de personnes, avec des règles si exclusives, a pu joué un rôle si important. J'ai par exemple du mal à comprendre comment Nixon a pu être un Quaker alors qu'il a continué la guerre du Viet-Nam lorsqu'il est arrivé au pouvoir.

2°) L'ouvrage nous perd un peu dans les querelles entre les factions diverses et varies des Quakers qui, au cours du XIXe siècle, se sont divisés en groupuscules aux Etats Unis.

lundi 10 novembre 2008

n° 511 : The First World War

The First World War: A Very Short Introduction

The First World War +++I (N°13 988)

Le 28 octobre 2008, j'ai fini de lire le livre de Michael HOWARD, The First World War, A very short introduction, Oxford University Press, 2007, 1ère édition, Oxford University Press, Inc, New York, 2002.

Ce que j'ai aimé :

1°) Comme souvent avec cette collection, ce livre permet de faire un survol très rapide d'une question que l'on croit bien connaître : la 1ère guerre mondiale.

2°) L'ouvrage explique bien l'affaiblissement démographique de la France au cours du XIXe siècle : en 1801, elle comptait 27 millions d'habitants alors que le Royaume Uni n'en comptait que 11 millions. En 1910, la population française s'élevait à 35 millions, mais celle du Royaume Uni était passé à... 40 millions ! (page 4)

3°) Je n'avais plus aucun souvenir du livre du polonais Ivan Bloch, La guerre future, 1899, dans lequel celui-ci annonçait que l'artillerie était devenue tellement puissante que dans la guerre toute offensive serait impossible : les canons bloqueraient immédiatement sur place les attaquants (page 17).

4°) Le livre nous rappelle un fait peu connu en France : Langemarck, un village où le 11 novembre 1914 un bataillon de jeunes soldats allemands a préféré mourir jusqu'au dernier plutôt que de reculer.

5°) Je ne savais pas qu'avant 1914, les Montbatten s'appelait les Battenberg (je savais certes que la famille royale de Hanovre avait pris le nom de Windsor et qu'en Russie Saint-Petersbourg avait été rebaptisée Pétrograd) (page 39).

6°) Une incongruité de l'anglais : le pronom utilisé pour l'Empire Ottoman (Ottoman Empire) est "She", un féminin qui doit évoquer "La sublime porte" en français (page 43).

7°) Au Royaume Uni, le Representation of thr People Act a fait passer le nombre d'électeurs de 7 millions à 21 millions (avec presque tous les hommes de plus de 21 ans et les femmes de plus de 30 ans). (page 59)

8°) Ce n'est qu'en mai 1916 que le gouvernement anglais a mis en place le Service militaire (qui concernait tous les hommes de 18 à 41 ans). (page 58)

9°) L'ouvrage insiste sur un front souvent méconnu en France, celui du Proche Orient. Par exemple, une date est très peu connue : la prise par les alliés de Jérusalem le 11 décembre 1917 qui était sous domination ottomane depuis tout juste 400 ans. (page 92)

10°) Je n'avais jamais entendu parler du "Parti de la Patrie" fondé par Ludendorf à l'été 1918 à l'initiative de Ludendorf. D'après l'auteur, ce parti populiste de droite, qui a compté très rapidement 1,25 millions d'adhérents et qui devait soutenir la poursuite de la guerre, est le modèle de ceux qui se multiplieront après la 1ère guerre mondiale (page 99).

11°) C'est à Cantigny dans l'Aisne que les premiers contingents américains ont fait leur baptême du feu le 28 mai 1918 (les Etats Unis étaient entrés en guerre en avril 1917) (page 104)

12°) Le 26 juillet est une date historique, c'est le jour où en 1918, Foch a lancé l'ordre d'attaque sur tous les fronts ce qui a conduit en quelques semaines à l'effondrement allemand (page 105).

13°) A Hamel, le 4 juillet 1918, les Britanniques ont pour la 1ère fois réussi a coordonné une attaque mêlant des blindés (les tanks nés en 1916) et l'infanterie. C'est le "jour noir" de l'armée allemande d'après Ludendorf (page 106).

14°) Une offensive très connue au Royaume Uni et complètement ignorée en France : Passchendaele menée par des troupes britanniques et des dominions (notamment des Canadiens) dans la région d'Ypres en Belgique entre fin juillet et novembre 1917. Bilan de cette boucherie inutile, 300 000 Britanniques tués et 260 000 dans le camp allemand. (page 88-90).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) On se rend compte à quel point, la façon d'écrire l'Histoire est très centrée sur l'Histoire de chaque pays. Dans cet ouvrage, le Royaume Uni occupe une place centrale et la France est un peu marginalisée. Il serait vraiment utile que l'on se mette à écrire l'Histoire d'un point de vue européen.

lundi 3 novembre 2008

n° 510 : Tower Bridge

Tower Bridge ++++ (N°13 981)

Une des mes amies japonaises m'a demandé de lui passer des photos que j'avais prises du Tower Bridge. Comme j'ai des soucis avec mon site de photo je les publie sur le blog.


dimanche 2 novembre 2008

n° 509 : Matin de roses de Naguib Mahfouz

Matin de roses


Matin de roses de Naguib MAHFOUZ (N°13 980 )


Vendredi 24 octobre 2008, j'ai fini de live le livre de Naguib MAHFOUZ, Matin de roses, traduction d'Elizabeth CHEHATA, collection Babel N°464, 2001, 1ère édition en français, Actes Sud , 1998, édition originale en arabe en 1988, Maktabat, Misr (Le Caire).


Ce que j'ai aimé :


1°) on retrouve dans ce petit volume une partie du charme du Naguib Mahfouz que j'adore, celui qui raconte les petites histoires familiales des familles de la classe moyenne cairote. Je reste cependant déçu par rapport à un chef d'oeuvre que jai adoré : La trilogie dite du Caire. Dans un registre aussi très différent j'ai adoré La malédiction de Râ, un petit livre de jeunesse très bien écrit qui se passe pendant l'Egypte antique. Dans Matin de roses, l'auteur nous livre des petits récits relatifs à diverses familles de deux quartiers du Caire. Les anecdotes sont souvent très amusantes.


2°) L'ouvrage permet de se rendre compte des grandes ruptures qui ont rythmé l'histoire de l'Egypte : la révolution de 1919 (avec la prise de pouvoir par le Wafd), la révolution de 1952 qui a mis fin à la monarchie, le désastre de 1967 qui conduit à la remise en question de l'aventure nassérienne.


3°) Page 121, on trouve une description intéressante pour travailler sur les villes de pays en voie de développement : "Aujourd'hui, quand la nostalgie me tire vers Al-Abbasseyya, un monde étrange que je ne reconnais pas se dévoile aussitôt à mes regards [...] Les champs et les jardins ont disparu et la couleur verte est effacée. A leur place des immeubles alignés, accolés les uns aux autres, écrasés sous leur masse, se dressent sans élégance, ni beauté. Les rues transversales dégorgent d'enfants et de jeunes gens, et des véhicules de toutes sortes se font une course effrénée. Un vacarme assourdissant envahit l'atmosphère chargée de poussière. Des montagnes d'ordures s'amoncellent aux coins des rues, et les endroits en contrebas baignent dans l'eau des égouts. La colère, la violence et les injures crèvent les oreilles".


4°) Pour ceux qui ne le sauraient pas, Mahfouz est prix nobel de littérature (1988). Il est mort en 2006, à l'âge de 94 ans, suite à une agression commise par un islamiste qui reprochait à Mahfouz sa tolérance notamment envers la minorité chrétienne copte.


Ce que j'ai moins aimé :


1°) La fin du livre ("Dieu bénisse ta soirée" des pages 121 à 174) dans laquelle le narrateur se lamente sur son propre sort de célibataire qui n'a jamais trouvé la femme de sa vie est un peu poussive.

samedi 1 novembre 2008

n° 508 : Les bords de la Tamise par un ciel orageux



Les bords de la Tamise et le Pont du Millenium +++ (N°13 979)

Mardi 28 octobre, je suis allé à Londres. Au cours de l'après-midi, le ciel est devenu de plus en plus orageux. Cela a donné une lumière magnifique. Comme je n'arrive pas à publier sur mon site de photos, je le fais sur ce blog...








dimanche 26 octobre 2008

n° 507 : The American Presidency

The American Presidency ++I (N°13 973)

Le 16 octobre 2008, j'ai fini de lire le livre de Charles O. JONES, The American Presidency, A Very Short Introduction, Oxford University Press, 178 pages, 2007.

Ce que j'ai aimé :

1°) D''après le livre, les présidents américains les plus estimés par les historiens sont : Washington, Andrew Jackson, Abraham Lincoln, Theodore and Franklin Roosevelt, Harry Truman et... Ronald Reagan (page 37).

2°) On apprend qu'à une époque, la convention de chaque parti jouait un rôle vraiment important : celui de vraiment choisir le candidat, par exemple pour le parti démocrate 103 tours en 1924. Ce n'est que très récemment, à partir de la seconde guerre mondiale et jusque dans les années 1980 que les primaires se sont généralisées pour départager les candidats avant la convention. (page 49-50). Le premier parti qui a organisé une primaire est la Floride en 1901.

3°) Les présidents américains pratiquent eux aussi l'ouverture : par exemple Bill Clinton avait choisi le sénateur républicain Norman Mineta comme secrétaire à la défenseur.

4°) Le congrès de la période 2007-2009 est le 110e congrès. Bush père, président de 1989 à 1993 est appelé Bush 41 et son fils président depuis 2001 est appelé Bush 43.

5°) Depuis 1896, huit président ont été réélus.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le livre contient un nombre assommant de statistiques (par exemple sur le nombre de cas où le président a "cohabité" avec une chambre des représentant et/ou un sénat du parti opposé au sien et l'impact sur le vote des lois qu'il propose, le nombre de fois où un vice-président s'est présenté pour succéder au président,...

2°) Dans l'ensemble, ce livre plus épais que de nombreux autres de la collection "A very short introduction" traîne un peu trop en longueur et ne va pas à l'essentiel.

samedi 18 octobre 2008

n° 506 : "Hey, Sarah Palin", LA chanson de la campagne américaine


Hey Sarah Palin +++I (N°13 965)


En écoutant sur LCI "le journal du buzz", j'ai découvert cette vidéo pour laquelle j'ai complètement craqué !


Ce que j'ai aimé :


1°) Tapper sur les Républicains, ça fait en France toujours du bien. Surtout qu'avec Sarah Palin, on semble toucher le fond. Même notre Ségolène Royal passe pour une génie intersidérale à côté de la gouverneure de l'Alaska !


2°) J'adore vraiment cette chanson. Le jeu et les mimiques des deux "chanteurs" sont super !


3°) J'adore le "It's Canada for me, It's Canada for me !".


Ce que j'ai moins aimé :


1°) Je ne trouve jamais ça très bien de s'en prendre aussi méchamment à une personne quelle qu'elle qu soit. Mais bon, Sarah Palin ne m'inspire aucune sympathie ni compassion.

vendredi 10 octobre 2008

n° 505 : Madame Ti mène l'enquête de Frédéric Lenormand

Les nouvelles enquêtes du juge Ti, Tome 5 : Madame Ti mène l'enquête

Madame Ti mène l'Enquête ++++ (N°13 957)

En ce vendredi 10 octobre 2008, je viens de finir le livre de Frédéric LENORMAND, Madame Ti mène l'Enquête, collection Points, 2008, 1ère édition, Fayard, 2006.

Ce que j'ai aimé :

1°) Autant le dire tout de suite, j'ai appris l'existence de cet auteur grâce au commentaire qu'il a laissé le 13 juillet dernier sur ce blog. Cependant, je donne ici un avis complètement indépendant puisque je n'ai eu aucun autre contact avec cet écrivain. Je n'hésite cependant pas à en dire du bien. En effet, il a osé faire la suite d'une série policière fameuse : celle des aventures du Juge Ti écrites par Van Gulik (1910-1967). Il y avait un grand risque à inventer d'autres histoires qu'auraient pu connaître ce juge célèbre de la Chine des Tang. Je trouve que c'est une vraie réussite. En effet, non seulement, l'intrigue est vraiment très bien faite, sans pesanteur ce que je reproche à de nombreux livres policiers.

2°) L'idée de faire jouer un rôle à "Madame Première", une des trois femmes du Juge Ti est une réussite. On a l'impression que le lieutenant Colombo du VIIe siècle Chinois s'appuie vraiment sur "Madame".

3°) Je reproche très souvent aux livres de Van Gulik leur côté un peu grivois et pervers de bas niveau (textes et dessins) qui tournent souvent au lourdingue. Frédéric Lenormand a su éviter ce travers.

Ce que j'aime moins :

1°) Certaines digressions font un peu trop "complément civilisationnel". Par exemple lorsqu'on nous précise que le Bouddhisme est arrivé en Chine 200 ans plus tôt. La façon dont cela est amenée dans le récit fait un peu "Et maintenant, un petit point de culture". Il est vrai que pour ceux qui ne connaissent pas la Chine, cela leur permet d'apprendre des bases.

2°) On sait que l'action se déroule à Han-Yuan en l'an 666, mais même s'il s'agit d'un roman historique policier, je n'aurais rien eu contre une petite carte de localisation.

Ce ne sont ici que de petites critiques car je trouve que vraiment Frédéric Lenormand a su donner un nouveau souffle de vie au juge Ti. C'est très réussi.

dimanche 5 octobre 2008

n° 504 : Young Stalin

Young Stalin ++++ (N° 13 952)

Le 2 octobre 2008, j'ai fini de lire le livre de Simon Sebag MONTEFIORE, Young Stalin, Editions Phoenix, Londres, 2008, 1ère édition, Weidenfeld & Nicolson, 2007.


Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre passionnant à propos de la jeunesse de Joseph Djougachvili né le 6 décembre 1878 (calendrier russe)  (il réussira à faire croire qu'il est né le 21 décembre 1879) et plus connu seulement juste avant la 1ère guerre mondiale sous le pseudonyme de Staline, du nom peut-être d'une de ses maîtresses : Ludmilla Stal (pages 211 et page 225). On apprend qu'il a failli s'appeler Stefin car il avait pris aussi ce pseudonyme du nom d'une autre de ses maîtresses : Stephanie.

2°) On se rend compte que Staline était un vrai lettré : lors de ses études comme séminariste à Tbilissi, il a lu de nombreux grands écrivains. Il était même capable de lire Platon en version originale en grec ancien (page 62). Géorgien d'origine, il parlait bien sûr le russe, mais par la suite -notamment pendant ses exils en Sibérie- il a appris l'allemand et l'anglais.

3°) Le 1er ouvrage qui a été confisqué à Staline au séminaire car il s'agissait d'un livre interdit est un livre français : Les travailleurs de la mer par Victor Hugo (page 62). Par la suite, la lecture du livre Quatre-vingt treize de ce même écrivain semble avoir profondément marqué Joseph Djougachvili dans son évolution vers des idées révolutionnaires.

4°) Il semble que le futur Staline, de retour à Bakou, où il menait des activités révolutionnaires dans la cité pétrolère de l'Azerbaïdjan est vraiment été desespéré par la mort de sa femme Kato en novembre 1907. Staline semble par la suite avoir eu une coeur de pierre ! (page 199).

4°) Au printemps 1907, le futur Staline est venu à Londres assisté au congrès du parti bolchevik. C'est à cette époque qu'il a fait aussi son seul séjour à Paris (page 185).

4°) J'ai été absolument scotché par l'évocation du Staline des années 1900, à l'époque où pour "lever" des fonds pour le parti bolchevik, celui-ci n'hésitait pas à participer lui-même à des hold-up de banques et à mener des actes de piraterie contre des bateaux circulant sur la Mer Noire. Dès cette époque, Lénine a considéré que le futur Staline était un vrai homme d'action comme il lui en fallait. L'auteur n'hésite pas à parler d'une ferveur comparable à celle des terroristes islamistes aujourd'hui (page 230).

4°) Sous le nom de Soselo, Staline a écrit dans sa jeunesse un recueil de poésie Iveria considéré très tôt comme un classique de la littérature géorgienne -apparaissant même dès l'époque tsariste dans les anthologies de la littérature géorgienne- (page 57). Chaque chapitre du livre commence par un poême de Staline... Quand on pense au dictateur des 25 dernières années de sa vie, on a du mal à voir en lui un poète !

5°) On apprend qu'en 1910, Lénine a dirigé une école pour former les membres du parti bolchvik à... Longjumeau dans la banlieue parisienne !

6°) En 1913, Staline a vécu à Vienne. Le hasard fait qu'à la même époque Hitler y résidait aussi... Par la suite les deux dictateurs ne sont jamais rencontrés et donc c'est dans la capitale des Habsbourg qu'ils ont été physiquement les plus proches... tous deux aimaient se promener dans le parc du château de Schönbrunn (page 275). C'est en cette ville que Staline a écrit (pour la 1ère fois sous ce pseudonyme), Le marxisme et la question nationale, un livre qui a impressionné Lénine et l'a convaincu que Staline était non seulement un homme de main mais qu'il était un grand penseur. L'ouvrage est à l'origine du refus de prendre en compte la diversité nationale dans la future "Union Soviétique", un pays qui par son nom refusait la référence à toute nationalité.

7°) On se rend compte à quel point l'Okhrana et l'Etat tsariste jouaient au chat et à la souris avec les militants révolutionnaires : Staline a passé les années 1900-1917 entre les prisons et les exils en Sibérie d'où il était très facile de s'échapper (sauf lors du dernier séjour à parti de 1913 lors duquel il était très surveillé).

8°) On comprend -un peu mieux- la paranoïa de Staline dans les années 30 quand on apprend qu'un des personnages auxquels Lénine et Staline faisaient le plus confiance en 1913, Malinovsky, était un agent-double de l'Okhrana, la police politique tsariste. C'est à cause de lui que Staline a été envoyé en Sibérie en juin 1913.

9°) A méditer cette citation  de Trostski qui date de décembre 1917 : "Nous devons mettre fin une fois pour toute au bavardage des Papistes et des Quakers à propos du caractère sacré de la vie humaine" (page 369)... Une belle justification de tous les massacres commis au XXe siècle !

10°) L'ouvrage finit par une évocation du rôle de Staline dans les soubresauts de la Russie de 1917. Staline a joué un rôle décisif au cours de l'été 1917 puisque grâce à lui Lénine a échappé à une arrestation qui l'aurait empéché d'agir en octobre et d'organiser la prise du pouvoir.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'épilogue de 22 pages dans lequel l'auteur évoque le destin de chacun des personnages connus par Staline pendant sa jeunesse. Rien de très passionnant !

Depuis septembre 2008, il est possible d'acheter ce livre en version française : Le jeune Staline.

jeudi 25 septembre 2008

n° 503 : Faubourg 36



Faubourg 36 ++ (N°13 941)

Hier, mercredi 25 septembre 2008, je suis allé voir le film Faubourg 36.


Ce que j'ai aimé :

1°) J'aime bien les films que fait Gérard Jugnot depuis quelques années. Ses personnages dégagent toujours une très grande humanité.

2°) Le film nous replonge dans l'ambiance des années 1930. Il permet surtout de se rendre compte de la présence de l'extrême droite et de l'antisémitisme.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'y allais pour savoir si je devais conseiller le film à mes élèves de 3e dans le cadre de l'étude du Front Populaire. Finalement, le film ne fait que des allusions aux grèves et aux mesures du gouvernement Blum. L'occupation de la blanchisserie fait un peu "exotique".

2°) Je n'ai pas enthousiasmé par l'hitoire en elle-même. J'ai un peu de mal avec Clovis Cornillac... j'ai du mal à le considérer comme un play boy ! Quant à Nora Harnezeder, elle n'est pas très crédible non plus dans le rôle de la révélation féminine.

3°) En tant qu'amoureux de Paris, je n'ai pas été enthousiasmé par les vues du décor d'un Paris en carton-pâte.

mardi 16 septembre 2008

n° 499 : Murder Most Holy

Murder Most Holy +++I (N°13 832)

Vendredi 12 septembre 2008, j'ai fini de lire le livre de Peter DOHERTY, Murder Most Holy, Headline, 1993, 1ère publication sous le pseudonyme de Paul HARDING.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 2e tome des aventures de Sir John Cranston et du dominicain Athelstan. Après la galerie du Rossignol que j'ai lu une 1ère fois en français et une deuxième fois en anglais, j'ai lu directement en anglais ce 2e volume. Une vraie réussite. L'auteur a imbriqué 3 enquêtes en une seule : une énigme qui s'est produite quelques années plus tôt en Italie (4 morts mystérieuses),  une série de meurtres au couvent des Dominicains de Londres et un squelette retrouvé dans l'église dont s'occupe Athelstan dans Southwark.

2°) L'ouvrage permet de rappeler la grande figure intellectuelle qu'a été Hildegarde de Bingen au XIIe siècle.

3°) La façon dont les paroissiens tiennent à faire du squelette retrouvé dans l'église une relique d'un saint est assez bien vue...

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le fait d'avoir mis trois enquêtes en une conduit à quelques petites longueurs... par exemple l'enquête pour savoir qui était le squelette enterré dans l'église.

Les articles relatifs à Paul DOHERTY :


- Satan in St Mary's




- la galerie du Rossignol (Doherty sous le pseudonyme de Paul HARDING)

- The nightingale gallery (ouvrage précédent en version anglaise)

- Sous le masque de Ré

- The song of a Dark Angel


 

dimanche 14 septembre 2008

n° 498 : Exposition : les soldats de l'Eternité


Les soldats de l'Eternité ++I (N°13 931)

Aujourd'hui, dimanche 14 septembre 2008, je suis allé voir l'exposition "Les soldats de l'Eternité" à la Pinacothèque de Paris.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'était la 1ère fois que je me rendais dans cette salle d'exposition ouverte par la Ville de Paris, il y a à peine un an en juin 2007. Elle est située place de la Madeleine (dans l'angle Nord-Est). J'étais content de voir pour la 1ère fois à quoi ressemble ce lieu.

2°) Etant de plus en plus un amateur de l'Histoire chinoise, j'ai pu grâce à cette exposition réviser mon histoire de Chine. L'exposition permet de voir un ensemble d'objets, surtout des bronzes, qui concernent tout le 1er millénaire avant J.-C. (et pas seulement l'époque de l'empereur Qin).

3°) C'est la 2e fois que je pouvais admirer quelques soldats trouvés dans le mausolée de l'Empereur Qin. (La 1ère fois, c'était il y a quelques années au Grimaldi Center de Monaco). C'est toujours un spectacle impressionnant.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Pour ceux qui s'attendent à une exposition fournie, attention à la déception... On ne compte en fait que 3 salles... Même si nous avons parcouru les salles à deux reprises, en un peu plus de 30 minutes, nous en avons fait le tour.

2°) Les objets présentés sont très éclectiques : on nous annonce une exposition sur "Les soldats de l'Eternité" et en fait de nombreux objets concernent les périodes qui précèdent (notamment l'époque des Royaumes Combattants).

3°) Je trouve que dans ce lieu d'exposition le personnel est particulièrement mal aimable.

4°) Le lieu est très exigu. Je n'ai pas été enthousiasmé par le manque de luminosité dans certaines salles.

5°) Lors de ma visite qui a eu lieu un dimanche matin, de nombreux parents étaient venus avec des enfants en bas âge... Je n'ai rien contre l'idée de faire découvrir la culture aux plus jeunes mais il faudrait quand même que les parents respectent un minimum les autres visiteurs. C'est toujours personnellement un de mes soucis quand je visite un musée avec un groupe d'élèves... Les parents feraient parfois bien d'en faire autant quand ils font une visite avec leurs enfants. Ce sont eux qui sont principalement en charge de l'éducation de leur progéniture !!!

jeudi 4 septembre 2008

n° 496 : Christophe Colomb, l'énigme

Christophe Colomb, l'énigme


Christophe Colomb, l'énigme +++ (N°13 921)


Hier soir, je suis allé voir le film de Manoel de Oliveira, Christophe Colomb, l'Enigme.


Ce que j'ai aimé :


1°) Je suis allé au cinéma le Latina à quelques pas de chez moi à la séance de 22h. Un vrai plaisir d'avoir un cinéma à côté de chez moi. Et en plus, la carte UGC illimité est acceptée.


2°) Je suis sensible à l'image et dans ce film un grand nombre de plans sont d'une très grande beauté (par exemple le générique de fin).


3°) Le film nous promène à Lisbonne, dans l'Alentejo, en Algarve. Des lieux magnifiques que j'ai eu le plaisir de visiter en 2000.


4°) Le film tourne un peu au documentaire historique sur l'Histoire du Portugal. J'ai révisé et appris pas mal de choses.


Ce que j'ai moins aimé :


1°) Le côté "pédagogique" du film est parfois un peu pesant...


2°) Le film n'est pas long (1h15) et pourtant il y a quelques longueurs. On a du mal à voir où le protagoniste veut en arriver et le film finit un peu bizarrement aux Açores, dans la maison habitée par Colomb quand il allait en Amérique.

mercredi 3 septembre 2008

n° 495 : Gandhi de Parekh

GANDHI de Bhikhu PAREKH ++++ (N°13 920)

Le 30 août 2008, j'ai fini de lire le très bon livre de Bhikhu PAREKH, Gandhi, a very short introduction, Oxford University Press, 2001, 1ère édition, Paperbacks, 2001.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre sur le Mahatma Gandhi écrit par un spécialiste Indien. Cela lui permet d'avoir une connaissance très précise de la pensée de Ganhi (d'après lui les traductions en anglais de tous les ouvrages de Gandhi sont très imprécises).

2°) L'ouvrage commence par une biographie très concise de la vie de Gandhi. J'y ai appris par exemple que la mère de Gandhi appartenait à la secte Pramani (qui combine l'Islam et l'Indouhisme). (Page 1).

3°) L'auteur explique très précisément ce qu'est le Satyagraha, le concept de non-violence qui par sa force et sa puissance doit réussir à faire face aux pires violences. L'auteur montre que Gandhi a été très influencé par le message de Jésus, avec l'idée de souffrance comme force.

4°) La conception d'un homme quadridimensionnel (le corps, lla pensée ou conscience [manâs], l'âme ou l'esprit [âtman] qui est la source de l'énergie spirituelle, puis le karma qui implique l'idée que notre vie actuelle est le produit d'expérience de vies antérieures) est d'une incroyable richesse.

5°) Il est intéressant de constater que Gandhi n'acceptait pas la distinction droit/devoir, pour lui il y a seulement un dharma, une nature des choses et des êtres. (page 63).

6°) On se rend compte que Gandhi a eu une pensée qui peut être très contestée : pour lui les Juifs durant la Seconde guerre mondiale aurait du résister puisque de toutes façons ils étaient condamnés à être massacrés. Cela d'après lui leur aurait permis d'affirmer leur dignité et du coup d'infirmer les préjugés nazis. Cette question est bien sûr beaucoup plus complexe (page 75).

7°) Il est intéressant de constater que Gandhi rejette autant le capitalisme (fondé sur le consummérisme et sur la volonté d'écraser l'autre) que le communisme (qui par son matérialisme empêche toute spiritualité). (page 84).

8°) L'idée de Swaraj, c'est-à-dire d'auto-suffisance et d'autonomie des communautés locales, n'est pas sans avoir certains liens avec la pensée alter-mondialiste actuelle. (page 93)

9°) Il est intéressant que Martin Luther King s'est inspiré de la stratégie non-violente de Gandhi. Or, ces deux personnages ont fini par être assassiné, ce qui montre bien que leur action était vraiment très gênante pour les extrêmistes. (pages 112-113).

DONC, quel dommage que ce livre ne soit pas traduit en français pour ceux qui ne sont pas des lecteurs de la langue de Shakespeare.

9°) Une idée passionnante : l'idée que plus une police est armée, plus elle conduit le crime à se concentrer entre les mains des pires criminels qui sont les seuls à pouvoir s'armer en conséquence ce qui entraîne un cycle de violences. (page 103)

n° 494 : Le légataire universel

Le légataire universel +++ (N°13920)


Le 25 août 2008, j'ai fini de lire la pièce de théâtre de Jean-François Regnard, Le légataire universelle, représentée pour la 1ère fois en 1708, publiée aux Editions Espaces 34 en 2003.


Ce que j'ai aimé :


1°) Jean-François Regnard est un auteur de pièces de théâtre aujourd'hui oublié. Il a cependant été considéré comme un digne successeur de Molière (voir l'article que j'ai consacré à sa statue sur l'Hôtel de Ville de Paris sur le blog l'Indépendant du 4e). La pièce rappelle à la fois l'Avare et le Malade imaginaire mais elle a un aspect plus moderne que celles de Molière par les relations sociales qu'elle évoque. (Par exemple, la bourgeoisie qui joue un rôle de plus en plus important).


2°) La façon dont l'intrigue est menée est très bien faite. Le coup tordu fait par le valet Crispin à son maître Eraste est une très grande réussite.


Ce que j'ai moins aimé :


1°) Certains passages rappellent un peu trop l'Avare : Géronte est un clône d'Harpagon.

dimanche 24 août 2008

n° 493 : Crown in Darkness

Crown in Darkness

Crown in Darkness ++++ (N°13 910)

Le 21 août 2008, j'ai fini de lire le livre de Paul DOHERTY, Crown in Darkness, Headline, 1991, 1ère édition, Robert Hale, 1988.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est le 2e volet de la série Hugh Corbet à laquelle j'ai déjà consacré de nombreux articles. J'avais déjà lu la traduction française il y a de très nombreuses années. A mon avis, Paul Doherty a réussi avec Crown in Darkness son meilleur roman policier.

2°) L'ouvrage est passionnant puisqu'il s'agit pour Hugh Corbet d'enquêter à propos de la mort mystérieuse, en 1286, du roi d'Ecosse Alexandre III. Le résultat de l'enquête est édifiant !

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Paul Doherty, qui est professeur d'histoire médiévale, devrait se renseigner un peu mieux quand il se risque à faire des phrases en français : le "Qu'est-ce que c'est ?" et devenu "Qu'est-ce que ce ?"

Voir les autres articles que j'ai écrit sur les livres de Paul Doherty :

- Satan in St Mary's

- The Angel of Death

- The Prince of Darkness

- le feu de Satan

- la galerie du Rossignol (Doherty sous le pseudonyme de Paul HARDING)

- The nightingale gallery (ouvrage précédent en version anglaise)

- Sous le masque de Ré

- The song of a Dark Angel

vendredi 22 août 2008

n° 492 : Stuart Britain

Stuart Britain ++I (N°13906)

Le 17 août 2008, j'ai fini de lire le livre de John MORILL, Stuart Britain, A very short introduction, Oxford University Press, 2000, 1ère édition, 1984.

Ce que j'ai aimé :

1°) Une petite révision concernant la Grande Bretagne du XVIIe siècle ne fait jamais de mal. Comme toujours avec cette collection, on peut avoir en une centaine de pages, un très bon résumé d'un vast sujet.

2°) On apprend grâce à ce livre que le 1er parti politique anglais, les Whigs (libéraux), s'est mis en place pour les élections de 1679 et 1681.(page 69). Le livre m'a donné envie d'en savoir plus sur leur premier grand leader : Lord Shaftersbury.

3°) L'auteur rappelle fort justement que la succession de 1625 a été une des plus tranquilles de l'histoire d'Angleterre. Cela faisait depuis 1507 qu'un roi adulte n'avait pas succédé à son père et cela ne s'est pas renouvelé avant 1727. Pourtant, le nouveau roi, Charles Ier a fini par perdre le pouvoir et par être décapité.

4°) Il est très intéressant de constater (page 11) qu'au XVIIe siècle Londres était 50 fois plus peuplée (250 000 habitants) que les autres villes importantes du pays (Bristol, Newcastle, Norwich comptaient chacune 25 000 habitants).

5°) Au XVIIe siècle, la Grande-Bretagne a vu sa population passer de 4,9 à 7,3 millions mais c'était beaucoup moins que la population française (20 millions d'habitants).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage a une approche historique un peu vieillote : il commence par l'aspect socio-démographique avant de se pencher sur le politique. Cela fait un peu dépassé.

2°) Il est surprenant d'arrêter la Grande-Bretagne des Stuarts à l'année 1688. Les filles de Jacques II : Mary II et Anne Ière sont des Stuarts. Il aurait donc fallu aller jusqu'à la mort de cette dernière en 1714...

6°) Il est intéressant de définir l'anglicanisme comme un mélange de doctrine protestante et de pratique catholique (page 77).

mercredi 13 août 2008

n° 491 : Love and Louis XIV


Love and Louis XIV +++I (N°13899)

Aujourd'hui, mercredi 13 août 2008, j'ai fini de lire le livre d'Antonia FRASER, Love and Louis XIV, Phoenix, 2007, 1ère édition, Weidenfeld and Nicolson, 2006.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai lu de très nombreux livres sur Louis XIV. Des livres historiques et des fictions. Cela donne souvent un peu n'importe quoi. Je craignais, je l'avoue, le pire avec Antonia FRASER, qui est une écrivaine très prolixe en livre historique. J'ai eu une très bonne surprise : le livre de 400 pages est vivant, sans tomber dans la miévrerie et surtout, je n'ai relevé aucune erreur. (Sauf une page 13 : elle affirme que le château neuf de Saint-Germain-en-Laye a été détruit à la Révolution, or c'est le Comte d'Artois, futur Charles X qui l'a fait raser car il voulait construire un nouveau château).

2°) Antonia Fraser ne s'intéresse pas uniquement à la vie sentimentale de Louis XIV. Elle s'intéresse aux différentes femmes qui ont marqué Louis XIV et notamment sa mère Anne d'Autriche.

3°) Il est toujours intéressant de relire des pages sur la très progressive et très sereine ascension de Mme de Maintenon.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le livre manque d'un arbre généalogique et d'une chronologie. Cela aurait été beaucoup plus utile que la liste des personnages telle qu'elle apparaît au début de l'ouvrage.

Autres articles en rapport avec ce thème :

- Le Louis XIV (tome I) de la série de Max Gallo.

- Le Chantier de Versailles de François Tiberghien.

- Louis XIV de Peter Burke.

- Louis XIV de Jean-Louis Dufreigne.

- Les mémoires (volume 1) du Cardinal de Retz.

- 1661 de yves Jégo et Denis Lépée.

- L'exposition "Quand Versailles était meublé d'argent".

dimanche 3 août 2008

n° 490 : Le palais de Schönbrunn



Le palais de Schönbrunn ++++ (N°13 889)

Le mercredi 16 juillet 2008, je suis allé visité le palais de Schönbrunn, situé à l'Ouest de Vienne.

Ce que jai aimé :

1°) Etant admirateur de Versailles, j'aime ce genre de grand palais des XVIIe-XVIIIe siècles. J'ai souvent tendance à considérer que les copies ne valent pas l'original (par exemple, on peut parfois discuter le "bon goût" de Nymphenburg à Munich ou de Sans Souci à Potsdam, même si j'avais adoré ces deux palais). A Schonbrunn, j'ai vraiment été impressionné par la beauté des salles du XVIIIe siècle. Elle marque le goût baroque sans tomber dans la lourdeur de l'impératrice Marie-Thérèse (qui a régné sur l'Autriche de 1740 à 1780). Pour vous en convaincre, allez faire un tour sur la vue panoramique de la Grande galerie ou de la salle laquée noire faite pour Marie-Thérèse après la mort de son mari François de Lorraine.


2°) La façade, elle aussi, a une belle proportion. Elle est même moins monotone que celle de Versailles, qui côté Jardin, donne un peu trop dans un clacissisme linéraire.

3°) La vue depuis la "gloriette" qui domine le palais est très belle. On a une magnifique vue en direction de Vienne.

4°) Le parc est très agréable. Là encore on se croirait à Versailles.


5°) J'ai beaucoup aimé l'orangerie, car c'est un endroit peu visité où on peut admirer de très belles plantatations.


6°) Le jardin du Kronprinz (où a été élevé le fils de François Joseph et Elisabeth) est aussi un très bel endroit où on peut admirer en été des citronniers et des orangers.


7°) Au bout du jardin, à côté du zoo que je n'ai pas visité, on peut admirer une immense serre tropicale typique des constructions du XIXe siècle.


8°) Une mention spéciale pour le restaurant du palais : c'est un endroit agréable (ouvert sur le jardin), la cuisine est bonne et les prix sont raisonnables.

9°) En fin de journée, après la visite du palais et des jardins il est possible d'aller nager à la piscine située juste au-dessus du parc... J'en reparlerai dans un prochain article !

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je reste un peu sceptique sur les pièces consacrées à François-Jospeh et à sa femme "Sisi". Cela fait un peu redite par rapport à ce qu'on peut voir à la Hofburg (dont je reparlerai peut-être dans un autre article).

2°) Quel dommage que l'on ne puisse pas mieux voir la collection de porcelaines choinoises de l'impératrice Marie-Thérèse.

samedi 2 août 2008

n° 489 : The Nightingale Gallery

The Nightingale Gallery +++ (N°13 888)

Hier, vendredi 1er août 2008, j'ai fini de lire le livre de Paul DOHERTY, The Nightingale Gallery, Editions Headline (réédition 2001).

Ce que j'ai aimé :

1°) Il s'agit de la version anglaise du livre que j'ai lu en français sous le titre "La galerie du Rossignol". Mais alors qu'en français l'ouvrage est paru avec pour auteur Paul Harding, il reparaît ici en anglais sous le nom de son véritable auteur Paul Doherty. Mon avis n'a pas beaucoup changé entre la version anglaise et la version française. Je renvoie donc à l'article que j'avais écrit précédemment.

2°) L'intérêt de relire en anglais est que je me rends compte que j'ai tendance à vite oublier le contenu de ces romans historiques policiers. J'avais complètement oublié comment le 1er personnage est assassiné... le mode d'empoisonnement est très réussi !

3°) J'avais complètement oublié que le Prince Noir, fils d'Edouard III et père de Richard II, était mort en 1376, c'est-à-dire à peine un an avant son père. A peu de choses près, ce grand personnage a donc failli régner.

vendredi 1 août 2008

n° 488 : Le Requiem de Mozart à la Karlskirsche de Vienne


Requiem de Mozart à la Karskirsche de Vienne ++++ (N°13 887)

Le 17 juillet 2008, lors de mon séjour à Vienne, j'ai assisté à un concert dans la karlskirsche. Au programme, le requiem de Mozart.

Ce que j'ai aimé :

1°) Le requiem est une oeuvre magnifique... quand elle est interprétée par un choeur et des musiciens de talent et tel était le cas. L'orchestre de Salzbourg composé par des interprètes relativement jeunes (la moyenne d'âge tournait autour de 25 ans) est une formation de qualité.

2°) Quel lieu plus parfait que la Karskirsche pour écouter ce requiem de Mozart ? Il s'agit d'une église bâtie dans la 1ère moitié du XVIIIe siècle et donc que Wolfgang Amadeus a bien connu. En plus bien sûr, le Requiem est un des plus beaux chants religieux.

3°) Contrairement à d'autres spectacles destinés à attirer les touristes (par exemple les best of d'un peu tout et n'importe quoi au Stadtoper), le prix est relativement raisonnable : 36 euros par personne.

jeudi 31 juillet 2008

n° 487 : Exposition Kokoschka à l'Albertina de Vienne


Exposition Kokoschka à l'Albertina de Vienne ++++ (N°13 886)

Le 13 juillet 2008, je suis allé voir l'exposition Kokoschka à l'Albertina de Vienne.

Ce que j'ai aimé :

1°) Kokoschka est un peintre autrichien que je connaissais mal et sur lequel j'avais un a priori plutôt négatif. Je ne connaissais que les peintures un peu torturées du début du siècle. Or, ici étaient présentées les oeuvres faites entre 1934 et 1970 dans lesquelles, Kokoschka a fait de nombreux paysages urbains que je trouve magnifiques, par exemple, Londres, Berlin, Prague.

2°) L'exposition permettait de comprendre combien ce peintre a été confronté aux totalitarismes : il a du fuir dans les années 30 l'Europe centrale en raison du nazisme. Il a dénoncé les atrocités commises pendant la guerre d'Espagne. Un tableau dénonce les accords de Munich de 1938. Par la suite, devenu citoyen britannique, il a dénoncé le totalitarisme communiste en Europe de l'Est.

3°)Les salles d'exposition était très agréables avec des revêtements de peintures très réussis. L'ensemble des cartels étaient traduits en anglais.

4°) L'exposition commencée le 11 avril finissait le 13 juillet. C'était donc le dernier jour de l'exposition et malgré cela il n'y avait pas trop de monde. C'était d'autant plus agréable.

mercredi 30 juillet 2008

n° 486 : Le Palais du belvédère de Vienne (Autriche)


Le Belvédère de Vienne +++I  (N°13 885)

Le mardi 15 juillet 2008, je suis allé visiter au Palais du Belvédère de Vienne.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un magnifique palais du début fu XVIIIe siècle construit par le Prince Eugène de Savoie-Carignan (1663-1736), un personnage que j'affectionne tout particulièrement pour plein de raisons...

2°) Je trouve très réussie l'idée de faire deux palais : le Belvédère Haut qui domine le Belvédère Bas, avec entre les deux un très chouette jardin et une très belle vue vers le centre de Vienne.



3°) Les jardins sont en train d'être refaits. C'est plutôt réussi.

4°) L'escalier d'honneur et les grandes salles centrales du Haut et du Bas belvédère possèdent de magnifiques voûtes.


5°) Dans le Haut Belvédère on peut admirer une impressionnante collection de statues de têtes grimaçantes sculptées par Franz-Xavier Messerschmidt (1736-1783).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le Belvédère abritait les collections de peinture du Prince Eugène. Une grande partie de celles-ci sont aujourd'hui au Kunsthistorisches Museum. Du coup, le Belvédère montre des expositions temporaires (je n'ai pas été enthousiasmé par celle intitulée Phantasischer Realismus). Le haut Belvédère propose des oeuvres de la fin du XVIIIe siècles au début du XXe siècle... Je ne suis pas très fan et cela ne correspond pas bien sûr à l'époque du Prince Eugène. [Je ne suis pas un fan des oeuvres de Klimt et de la Sécession Viennoise].

2°) Les statues des fontaines des jardins sont un peu surprenantes. Ce sont des scènes assez violentes d'égorgements, de massacres,...

mardi 29 juillet 2008

n° 485 : The Habsburgs

The Habsburgs: Embodying Empire


The Habsburgs +++ (N°13 84)


Le 28 juillet 2008, j'ai fini de lire le livre de Andrew WHEATCROFT, The Habsburgs, Embodying Empire, Penguin Books, 1996, édition américaine, Viking, 1995.


Ce que j'ai aimé :


1°) C'est un livre très vivant qui raconte beaucoup d'anecdotes sur  la famille des Habsbourg qui a régné en Europe centrale, en Bourgogne, aux Pays Bas, en Italie et en Espagne. De plus, malgré cela le livre ne se perd pas dans les détails inutiles.


2°) Le livre est accompagné par des arbres généalogiques, des cartes et des reproductions de peintures et de photos ce qui est très agréable.


3°) Ce livre est assez facile à lire. En 293 pages, on fait un agréable survol de l'histoire de cette famille. C'est un complément très utile au livre de Henry Bogdan dont j'ai parlé dans un article précédent.


4°) On apprend que le fameux portrait de Maximilien et de sa famille (qui apparaît sur la couverture du livre de Bogdan) est une image de propagande car Maximilien Ier (empereur de 1493 à 1519) n'a jamais rencontré son petit-fils Ferdinand (qui sera empereur de 1555 à 1564) et qui était élevé en Espagne...


Ce que j'ai moins aimé :


1°) Il y a de nombreuses erreurs grossières : l'auteur affirme que Louis XIV revendiqua la couronne d'Espagne car il descendait des rois d'Espagne par sa mère Anne d'Autriche. Cette filiation est exacte mais la revendication est surtout due au fait que Louis XIV était mariée avec Marie-Thérèrèse d'Autriche, la fille aînée de Philippe IV d'Espagne. De même l'auteur place la mort de Joseph II en 1792 et non pas en 1790. Quant à la Commune de Paris lors de laquelle la ville connaît les ravages révolutionnaires elle est annoncée en 1870 (alors qu'elle a eu lieu en 1871).


2°) De même dans les arbres généalogiques -certes très complexe et très fourni de la fin de l'ouvrage- on relève un nombre impressionnant de petites erreurs. Il faut donc les manier avec la plus grande prudence.


3°) On ne peut que s'étonner que la couverture d'un ouvrage consacré aux Habsbourgs présente en couverture un portrait de Marie-Thérèse d'Autriche (femme de Louis XIV) et de son fils, le Grand Dauphin, Louis ... de Bourbon. Il existe suffisamment de portraits de la famille des Habsbourgs pour ne pas choisir celui-là !

lundi 28 juillet 2008

n° 484 : Joseph II d'Autriche


Jospeh II ++ (N°13 883)

Le 17 juillet 2008, j'ai fini de lire de Jean Bérenger, Joseph II, Fayard, 2007.

Ce que je n'ai pas aimé :

1°) J'aime beaucoup lire des biographies, notamment celle de la collection Fayard, mais je trouve que celle-ci n'est pas réussie car l'auteur a choisi un plan thématique qui le conduit à redire de très nombreuses fois la même chose (par exemple, le voyage de Joseph II en France en 1777 est évoqué de très nombreuses fois).

2°) Il arrive que les répétitions se fassent sur des pages qui se suivent de manière très maladroite par exemple à propos du chancelier Kaunitz dont les dates de naissance et de mort sont répétées par 28 et 29 (1711-1794). On a vraiment l'impression que l'auteur ne s'est pas assez relu.

3°) Certains passages sont vraiment très techniques (exemple : Joseph II et les finances). Cette biographie ressemble parfois à une thèse doctorale un peu indigeste.

4°) Le titre "Jospeh II d'Autriche" est discutable puisque jusq'en 1806, il faut parler du Saint-Empire-Romain-Germanique et pas de l'Empire d'Autriche.

Ce que j'ai aimé :

1°) On comprend que Joseph II a été un personnage complexe. Devenu emereur en 1765 à la mort de son père François Ier de Lorraine, il n'a vraiment exercé le pouvoir qu'en 1780, à la mort de sa mère, Marie-Thérèse d'Autriche.

2°) Jusqu'à sa mort, en 1790, il a voulu mener des réformes de grande ampleur avec des succès très inégaux : scolarisation, uniformisation linguistique, laïcisation de l'Etat... Tout cela lui a valu de connaître une fin de règne très difficile avec des soulèvements aux Pays Bas (Belgique actuelle) et en Hongrie.

3°) Joseph II se rêvait grand stratège à la manière de son contemporain Frédéric II de Prusse. Malheureusement, les campagnes militaires qu'il a conduites ont montré qu'il n'était pas facile de réussir dans ce domaine (notamment lors de la guerre dite des Patates à propos de la succession de Bavière en 1777-1779).

4°) On se rend compte que Joseph II était un personnage curieux de tout. C'est certainement un des souverains qui a le plus voyagé au XVIIIe siècle.

Plusieurs dates à retenir :

- le 13 mars 1741 : la naissance de Joseph II.

- 29 novembre 1780 : la mort de Marie-Thérèse de Habsbourg.

- 20 février 1790 : la mort de Joseph II.

dimanche 27 juillet 2008

n° 483 : La rose blanche

La rose blanche

La rose blanche +++ I (N°13 882)

Le 24 juin, j'ai fini de lire d'Inge Scholl, la Rose blanche, Six allemands contre le nazisme, Les éditions de minuit, 1953, réédition mars 2008.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre qui réconcilie -si besoin était- avec l'humanité. Il s'agit d'un livre à propos des étudiants et des universitaires qui en 1942-1943, à Munich, ont essayé de soulever la chappe de plomb que représentait le totalitarisme nazi.

2°) Le livre montre bien comment la jeunesse a pu adhérer dans un premier temps aux idées -qui semblaient- généreuses du nazisme. Par exemple, Hans Scholl a commencé par apprécier l'ambiance "scout" des jeunesses nazies.

3°) Le livre montre combien la foi en Dieu est une force qui permet de déplacer des montagnes.

4°) Le livre montre bien que certains Allemands avaient conscience des crimes commis par le régime nazi, par exemple page 42, l'élimintation des handicapés mentaux.

5°) Contrairement à ce que j'avais cru comprendre, il était interdit à ceux qui sortaient des camps de concentration de dire ce qu'ils avaient vécu : "Pourquoi interdit-on à ceux qui en sortent, sous peine de mort, de raconter quoi que ce soit de leurs souffrances". (pages 31-32).

6°) A retenir cette très belle phrase écrite : "Une victoire de l'Allemagne fasciste aurait des conséquences imprévisibles, atroces. L'objectif premier des Allemands doit être la défaite des nazis". (extrait du tract Salus publica suprema lex page 135).

7°) Les tracts reproduits en fin d'ouvrage sont une mine de documents.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) J'aurais aimé que l'auteur précise sa propre situation par rapport à Hans et Sophie Scholl. On croit comprendre qu'il s'agit de leur soeur mais ce n'est pas très clair.

2°) Cela manque d'un petit dossier introduction qui expliquerait la chronologie des événements évoqués.

3°) Je trouve que l'on ne parle pas assez de ce petit livre qui est une perle pour comprendre comment fonctionnait le nazisme.

samedi 5 juillet 2008

n° 482 : The Angel Of Death

Angel of Death

The Angel of Death +++ (N°13 860)

Ce 5 juillet 2008, j'ai fini de lire le livre de Paul C. Doherty, The Angel of Death, Headline, 1991, 1ère édition, Robert Hale, 1989.

Ce que j'ai aimé :

1°) J'ai toujours beaucoup de plaisir à relire en anglais les aventures d'Hugh Corbett, Clerc du roi d'Angleterre Edouard Ier (fin XIIIe - début XIVe siècle).

2°) L'ouvrage nous plonge dans le milieu des chanoines de l'église Saint-Paul de Londres... A l'époque l'Angleterre était encore un pays catholique, mais tous les clercs n'étaient pas des Saints (Walter de Montfort qui meurt au début de l'ouvrage récupère l'argent d'un bordel et il patronne en Essex un groupe de bandits).

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Ce n'est pas l'enquête la plus palpitante d'Hugh Corbett...

Voir les autres articles que j'ai écrit sur les livres de Paul Doherty :

- Satan in St Mary's

- The Prince of Darkness

- le feu de Satan

- la galerie du Rossignol (Doherty sous le pseudonyme de Paul HARDING)

- Sous le masque de Ré

- The song of a Dark Angel