Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 10 février 2018

n° 1140 : When Paris went dark

When Paris went dark +++ (n° 17368)

Le 28 janvier 2018, j'ai fini de lire le livre de Ronald Robstottom, When Paris went dark, Back Bay Books, 2015, 1ère édition 2014.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un livre très détaillé sur de nombreux aspects de l'Occupation de Paris par l'Allemagne nazie de juin 1940 à août 1944.

2°) L'ouvrage contient un certain nombre de photos et de documents très intéressants.

3°) Je n'avais jamais entendu parler du fait qu'en 1917, pour tromper les aviateurs allemands un "faux Paris" avait été installé dans une boucle de la Seine près de Saint-Gemain-en-Laye (page 5).

4°) Je n'avais pas pris conscience que Pablo Picasso avait passé toute la période de l'Occupation à Paris. Pendant la Libération de Parsis, il vivait dans l'ïle Saint-Louis chez son ancienne maîtresse Thérèse Walter avec leur fille Maya.

5°) page 117 : il y avait 150 000 Juifs à Paris, 86 000 étaient français. 64 000 étaient étrangers.

6°) Je n'avais jamais lu comment Jacques Bonsergent s'est retrouvé le 1er Parisien fusillé en décembre 1940.

7°) Je n'avais jamais entendu parlé de l'attentat devant le Grand Rex fin 1942 qui a fait une centaine de tués et blessés parmi les soldats de l'armée allemande qui attendaient dans la file.

8°) On estime à 80 000 le nombre de bébés franco-allemands nés pendant l'Occupation suite aux relations intimes entre des soldats allemands et des françaises.

9°) Page 216, j'ai aussi été très intéressé par la page consacrée au professeur de lycée Jacques Decour (dont le vrai nom était Daniel Decourdemanche) et page 218 par ce jeune chef de réseau aveugle Jacques Lusseyran.

10°) Très intéressantes aussi les pages concernant le Juif d'origine hongroise Tommy Elek qui figure sur la fameuse Affiche rouge (page 228).

11°) En Août 1942, les Juifs ont perdu le droit d'avoir des lignes téléphoniques.

12°) Je n'avais jamais bien fait le rapprochement entre le livre La Peste d'Albert Camus et une description de Paris occupé.

13°) Je ne savais pas qu'en août 1944, trois tonnes d'explosifs avaient été transportés à Notre-Dame pour faire exploser la cathédrale.

14°) Environ 1500 résistants ont été tués pendant la Libération de Paris (et 3 500 blessés). Environ 130 à 150 membres de la 2e DB du général Leclerc sont morts.

15°) Je ne savais pas qu'il y avait eu une polémique à propos de la lettre de Guy Moquet car celui-ci était un jeune étudiant communiste qui avait protesté fin 1939 contre l'aide apportée à la Finlande contre l'URSS (à l'époque alliée à l'Allemagne nazie).

Ce que j'ai (beaucoup) moins aimé :

1°) Il y a d'ENORMES erreurs factuels : par exemple :
- page 9 : l'abolition de l'esclavage en 1849... au lieu de 1848
- page 62 : "Moulins, un village de Bourgogne"... Ca fait mal pour la préfecture de l'Allier en Auvergne.
- pages 68 et 326 : la Commune en 1870... (A un an après c'est exact !)
- page 75 : la carte du trajet de Hitler de Paris comporte plusieurs erreurs. Par exemple Hitler prend la rue de Rivoli dans le sens contraire du sens de circulation et dans le sens contraire de ce qui est décrit dans le texte.
- page 118 : la rue Buffault dans le 14th arrondissement.... Elle est dans le 9e à l'autre bout de Paris.
- page 200 : Charles de Gaulle "un inconnu de 59 ans" en juin 1940. Né en novembre 1890, il avait 49 ans !!!!
- page 241 : Le 19e arrondissement, près de Montmartre... c'est quand même assez à l'Est de Montmartre.
- page 372 : Pompidou (président de 1969 à 1972).... Il a été président de 1969 à 1974.

Toutes ces erreurs factuelles ne font pas très sérieux pour un professeur d'Etudes Française et Européenne à l'université de Amherst dans le Massachussetts. Le livre est très intéressant mais il aurait dû se faire relire pour corriger toutes ces coquilles bien gênantes. C'est dommage car c'est un ouvrage très intéressant.

dimanche 21 janvier 2018

n° 1139 : Le palais de Queluz


Le palais de Queluz ++++ (n° 17347)

Le 5 janvier 2018, j'ai visité le palais de Queluz à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Lisbonne.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un palais que j'avais déjà visité en juillet 2000 et j'ai été ravi de retrouvé ce palais du XVIIIe siècle qui a un aspect Versailles local.

2°) Les façades sont vraiment agréables à voir avec une certaine diversité, notamment la façade couleur bleu qui donne sur une partie des jardins.

3°) La visite intérieur permet de voir de nombreuses salles et les cartels sont bien faits.

4°) Les jardins sont aussi très plaisants avec une grande variété de points de vue sur le château et les orangers du parc.

5°) On peut y voir d'assez belles porcelaines chinoises.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Depuis la gare, le palais n'est vraiment pas bien indiqué et la ville entre la gare et le palais n'a vraiment rien d'agréable.

2°) Les peintures n'ont rien d'exceptionnels (même une nature morte attribuée à Jan Davidsz de Heeem.

Façade bleue donnant sur une partie des jardins

 La façade donnant sur le Jardin à la française 
Détail de la façade 

La salle du trône (qui date de 1774)

 Salon de musique (achevé en 1759)

Salon de la lanterne (plafond refait en 1807 sous les ordres du général Junot pendant la très courte occupation française)

Salon du Café (nom qu'a pris cette salle pendant le règne du roi Louis au XIXe siècle)

Salle à manger (nom donné au XIXe siècle)

Assiette en porcelaine chinoise d'exportation, époque Qianlong (1736-1795)

Un salon des appartements privés (qui donne sur la cour que l'on voit sur la photo suivante)
Petite courette des appartements privés

Salon des Azulejos (dont les décors datent de 1784)

Salle de la Torche (avec un mobilier qui date de l'époque du règne du roi Joseph (roi de 1750 à 1777)

Un vase blanc bleu d'époque Ming que l'on trouve dans le salon de la Torche

Salon des Dépêches

"sala do toucador" salon de toiletette de la reine

"Chambre de Don Quichote" dans laquelle est né et est mort le roi Pedro IV, devenu empereur du Brésil sous le nom de Pedro Ier

Vue sur le jardin à la française

Perspective dans les jardins

Bassin de Neptune (en fait un des bassins de Neptune car on en compte plusieurs à Queluz)

Canal où la famille royale s'adonnait à la navigation

Les très nombreux orangers du parc


Perspective sur un des fonds du parc







samedi 20 janvier 2018

n° 1138 : Le Museu de Arte Antiga de Lisbonne

L'escalier principal du museo de Arte Antigua

Museu de Arte Antiga de Lisbonne ++++ (n° 17 346)

Le 2 janvier 2018, j'ai visité le Museu de Arte Antiguua de Lisbonne

Ce que j'ai aimé :

1°) Les espaces du musée sont vraiment superbes, notamment le grand escalier central.

2°) Les collections d'objets d'art asiatiques sont très intéressantes, quelques porcelaines chinoises très belles, de superbes paravents japonais et surtout un très beau mobilier indo-portugais.

3°) Les collections de peintures d'art religieux portugais de la fin du Moyen Age et de la Renaissance permettent de découvrir des peintres très intéressants. J'ai beaucoup apprécié le peintre Frei Carlos, Frère Charles

4°) La collection de Peinture d'art européen du XVIe au XIXe siècle est très diverses et comportent de nombreux peintres de grand renom : Dürer, Bosch, Van Dyck, Poussin, Largillière, Courbet.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Les salles d'art décoratif européen qui comportent -paraît-il- de superbes objets étaient fermées en raison d'un manque de gardiens et il nous a été dit qu'il était impossible de savoir quand ces salles seraient ouvertes.

Enfilade de salles

Bol, porclelaine Ming, fin XVIe/ début XVIIe siècle

Paravent japonais, Ecole de Kano, attribué à Kano-Domi, 1593-1600
Détail d'un des deux paravents japonais de l'école de Kano

Cabinet indien, Goa, arte indo-portugais, XVIIe/XVIIIe siècle
Détail du meuble précédent

Frère Charles, Triptyque du Calvaire, vers 1520/1530

Frère Charles, La Résurrection, 1520/1530
détail du tableau précédent

Maître inconnu, Le roi Jean Ier, vers 1450/1500

Nuno Goncalves, Panneaux de Saint Vincent, vers 1470

Jérome Bosch, Tentation de Saint-Antoine, 1501
détail du tableau précédent

 Quentin Metsys, Retable de la Vierge aux Douleurs, vers 1510

Albrecht Dürer, Saint Jérome, 1521

Antoon Van Dyck, Portrait de Lucas Vosterman, l'Ancien, vers 1630

Jasper Geeraerts, Nature morte, 1625-1650
 Joos de Momper, La tour de Babel, vers 1600

Pieter de Hooch, La joyeuse compagnie, vers 1663-1665

 Nicolas de Largillière, Monsieur de Noirmont, vers 1700

Gustave Courbet, Homme à la pipe, 1868