Un bloc notes créé en janvier 2006 à vocation d'abord personnelle. Si cela en intéresse d'autres tant mieux sinon... tant pis !

samedi 22 juillet 2017

n° 1111 : The U.S. Congress


The U.S. Congress ++++ (n° 17154)

Le 13 juillet 2017, j'ai fini de lire le livre de Donald A. Ritchie, The U.S. Congress, Oxford University Press, 2nd edition 2016, 1st edition 2010.

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un petit livre très précis et très complet sur le fonctionnement du Congrès américain. Il montre bien en quoi la Chambre des Représentants et le Sénat ont deux systèmes d'organisation radicalement différents (Le Sénat accorde beaucoup plus d'importance à la recherche du consensus).

2°) Ce livre montre aussi en quoi le Congrès est très différent des Parlements européens car le système américain basé sur la séparation des pouvoirs refuse le modèle parlementaire à la Britannique. Il n'y a pas d'American Parliament.

3°) J'ai appris de très nombreux détails dont voici quelques uns parmi les plus importants que j'ai relevés :
- Au Sénat, la Tradition a longtemps fait prévaloir la recherche d'un consensus général. Cependant, face au blocage pour le vote du Civil Rights Act de 1964, il a admis que 2/3 des sénateurs suffisait. Ce seuil a été abaissé à 3/5e dans les années 1970. Enfin, pour la validation des membres de la Cour Supreme, la "nuclear option" a été utilisée poue la 1ère fois en 2013 pour un juge nommé par Barack Obama : une majorité simple a suffi.
- Le discours du Président devant le Congrès n'est pas une pratique constitutionnelle qui a toujours existé. Elle avait été mise en place par les 2 premiers présidents (Washington et Adams) mais le 3e président, Jefferson, y avait renoncé car il trouvait que cela faisait trop monarchique. Ce n'est que Woodrow Wilson, président de 1913 à 1921 qui a rétabli le discours devant le Congrès. Ce discours a été radiodiffusé pour la 1ère fois en 1923 et télévisé en 1947. Depuis, 1936, suite à une initiative de Roosevelt l'horaire a été déplace de l'après-midi au soir pour que la population puisse l'entendre.
- En 1919, la chambre des représentants a empêché un élu socialiste du Wisconsin de siéger en utilisant le Espionage Act de 1917.
- En 1964, c'est grâce à un élu ségrégationniste que l'égalité homme femme a été intégrée dans le Civil Rights Act. Il espérait que son amendement dissuaderait les membres du Congrès de voter l'ensemble de la loi !
- Le Marquis de La Fayette est le 1er hôte étranger qui a été invité à prendre la parole devant le Congrès. Son portrait et celui de Washington ornent la tribune où est installé le Président de la Chambre des représentants.
- En moyenne chaque citoyen américain visite 2 fois le Capitole dans sa vie. 


jeudi 20 juillet 2017

n° 1110 : Le dernier vice-roi des Indes


Le dernier vice-roi des Indes +++I (n° 17152)

Le 20 juillet 2017, je suis allé voir le film "Le dernier vice-roi des Indes".

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film historique passionnant sur le contexte de la décolonisation de l'Inde. Comment le pays a été partagé entre l'Union Indienne et le Pakistan en 1947.

2°) Le film montre de manière très satisfaisante les enjeux cachés de cette partition (notamment le contexte lié au début de la Guerre Froide).

3°) Les acteurs qui jouent Nehru, Jinnah et Gandhi sont vraiment exceptionnels.

4°) Hugh Bonneville et Gillian Anderson sont parfaits en Lord et Lady Mountbatten.

5°) Les décors et les costumes sont superbes.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'histoire à la Roméo et Juliette entre un Hindou et une Musulmane est un peu caricaturale.







mercredi 19 juillet 2017

n° 1109 : Dunkerque

Dunkerque ++I (n° 17 151)

Le 19 juillet 2017, je suis allé voir le film Dunkerque (le jour de sa sortie en France)

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un film qui met en évidence un moment un peu oublié (surtout en France) de la 2e Guerre mondiale : l'évacuation des troupes alliés à Dunkerque fin mai début juin 1940. C'est un moment un peu mieux connu au Royaume Uni et donc j'insiste dessus avec mes élèves de section internationale britannique.

2°) Le film montre bien le rôle des différentes armées : de terre, de l'air et la Marine dans les opérations militaires.

3°) Le film suggère de manière assez habile comment Churchill par ses discours a transformé un désastre en outil de propagande.

4°) J'étais content de revoir Kenneth Branagh dans un film.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Je trouve le film assez simpliste dans sa construction. Cela ressemble parfois à un documentaire mais avec d'énormes longueurs.

2°) Le scénario est parfois tellement alambiqué qu'on finit par se perdre.




jeudi 6 juillet 2017

n° 1108 : Histoire de l'Allemagne

Histoire de l'Allemagne de Henry BOGDAN +++ (n° 17 138)

Fin juin 2017, j'ai fini de lire le livre de Henry BOGDAN, Histoire de l'Allemagne, Tempus, 2014, 1ère édition, Perrin, 1999 et 2003

Ce que j'ai bien aimé :

1°) Comme toujours avec Henry Bogdan c'est un ouvrage historique clair et bien construit.

2°) Cela m'a permis de revoir pas mal d'information déjà contenue dans le livre de Joseph ROVAN sur le même thème (voir mon article du 1er mars 2009).

3°) L'ouvrage est très intéressant concernant la vague révolutionnaire de 1830 en Allemagne (moins connue que celle de 1848).
 
Ce que j'ai moins aimé :

1°) Certains passages sont très descriptifs et assez pesants à lire comme par exemple ceux qui concernent les successions impériales au Xe siècle et les relations avec la papauté aux X et XIe siècle.

2°) Le dossier documentaire en fin d'ouvrage n'est vraiment pas très enthousiasmant


jeudi 29 juin 2017

n° 1107 : My bondage, My Freedom de Frederick Douglass


My Bondage, My Freedom de Frederick Douglass +++ (n°17 131)

Le 28 mai 2017, j'ai fini de lire le livre de Fredrick Douglass, My Bondage and My Freedom, 1855, édition Penguin Classics, 2003

Ce que j'ai aimé :

1°) C'est un témoignage très intéressant sur les conditions de vie d'un esclave aux Etats Unis dans la 1ère moitié du XIXe siècle : Frederick Douglass qui était esclave dans le Maryland jusqu'à sa fuite en 1838.

2°) Ce témoignage montre toutes les horreurs que pouvaient subir les esclaves et l'inhumanité du sort qui leur était réservé.

3°) L'auteur n'hésite pas aussi à critiquer les "blancs" anti-esclavagistes des Etats du Nord qui étaient tout de même racistes et considéraient que les noirs devaient rester à leur place.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'auteur a tendance à parfois insister lourdement sur certains aspects ce qui fait que ce livre est un peu indigeste à lire. Il vaut mieux le lire en version abrégée.

2°) Les discours qui sont recueillis à la fin sont redondants par rapport au reste de l'ouvrage.

lundi 1 mai 2017

n° 1106 : Concert Mozart dirigé par François-Frédéric Guy au Théâtre des Champs Elysées

François-Frédéric Guy seul sur scène pendant le confinement dans le TCE

Concert Mozart dirigé par François-Frédéric Guy ++++ (n° 17082)

Le 20 avril je suis allé au théâtre des Champs Elysées pour entendre l'orchestre de Chambre de Paris et le pianiste François-Frédéric Guy interprété Mozart. A la fin du concert, en raison du confinement qui a duré un peu moins d'une heure à cause de la fusillade sur les champs Elysées, F.-F. Guy est revenu seul sur scène pour interpréter Beethoven dans un moment d'une exceptionnelle gravité.

Ce que j'ai aimé :

1°) Le concert présentait 3 oeuvres de Mozart : un rondo en Ré majeur, le concerto pour piano n°20 et le très célèbre concerto pour piano n°21 (une oeuvre que j'aime beaucoup car elle me rappelle mon enfance).

2°) Musicalement c'était un concert très intéressant car le concerto n°20 était interprété dans une version cadencé par Beethoven. Cela permettait de voir à la fois les continuités et les ruptures musicales entre la musique classique et la musique romantique.

3°) Le supplément Beethoven rendu possible par le confinement a été un grand moment d'émotion.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) Le public qui ne peut s'empêcher de faire du bruit pendant le concert (des toux, des bruits de sacs chiffonés, etc).


dimanche 30 avril 2017

n° 1105 : Stalin, the Court of the Red Tsar

Stalin, The Court of the Red Tsar +++ (n° 17 081)

Le 21 avril 2017, j'ai fini de lire le livre de Simon Sebag MONTEFIORE, Stalin, the court of the Red Tsar, 1ère édition 2003, réédition Phoenix, 2004.

Ce que j'ai aimé :

1°) Ce livre complète celui écrit par Montefiore à propos de la jeunesse de Staline et que j'avais lu en 2008 (voir mon article du 5 octobre 2008) et qui avait été publié en fait après celui que je viens de finir de lire.

2°) L'auteur connaît une multitude de détails sur Joseph Staline à l'époque où il était au pouvoir du début des années 1930 jusqu'à sa mort en 1953.

3°) On comprend en quoi le suicide de sa femme en novembre 1932 a été un choc psychologique dont Staline ne s'est jamais complètement remis.

4°) Cette biographie permet de se replonger dans l'ambiance délirante de la Grande Peur des années 1936-1938 pendant laquelle toute personne craignait d'être passé à la trappe non sans subir préalablement des tortures, des humiliations et une mort atroce.

5°) L'ouvrage montre ainsi comment Staline, qui jusqu'en juin 1941 ne pensais pas être attaqué par l'Allemagne nazie si tôt, est devenir le père de la Patrie en menant sans se ménager l'effort de Résistance.

6°) Le délire reprend après la 2nde Guerre mondiale avec l'incroyable vague d'antisémitisme à partir de 1948 après la création de l'Etat d'Israël.

7°) Certains scènes surprenantes sont narrées comme celles lors de laquelle Staline en vadrouille en Géorgie pendant des vacances dans les années 1930 prend des dans sa voiture des autostoppeurs.

Ce que j'ai moins aimé :

1°) L'ouvrage se perd parfois dans des détails sur l'entourage de Staline avec la vie des enfants et des proches des apparatchiks et les différents liens qu'ils entretiennent.

2°) L'ouvrage contient moins de révélations et est moins palpitant que celui écrit par Montefiore à propos de la jeunesse de Staline

mardi 25 avril 2017

n° 1104 : Philadelphia Museum of Art


Philadelphia Museum of Art ++++ (n° 1 7076)

Le 6 avril 2017, je suis allé visité le Philadelphia Museum of Art.

Ce que j'ai adoré :

1°) Les collections sont superbes. On y trouve presque une aussi grande divesité qu'au MET de New York avec par exemple un nombre impressionnant de peintures impressionnistes.

2°) On peut aussi voir de très belles salles consacrées aux Arts décoratifs par exemple d'Europe et d'Asie.

3°) Le mercredi il y a une nocturne à partir de 17h et c'est très agréable de découvrir ce musée en nocturne.

Voici un exemple de vues prises dans le musée :

Eugène Boudin, vue de Trouville, 1873, ++++

Alfred Sisley, Le canal à Saint-Mammes, 1885

Claude Monet, Sous les pins, soir, 1888, ++++

Une superbe collection de cinq peintures de Henri Fantin-Latour,  fin XIXe siècle, ++++

Cloître médiéval français (abbaye Saint-Genis-des-Fontaines, vers 1270-1280)

Rogier Van der Weyden, La crucixion, vers 1460 ++++

Porcelaines chinoises, dynastie Ming

Temple japonais (Kyoto)
 Temple hinhou : Madurai, sud de l'Inde (XVIe siècle)

Wilhelm Kalf, Cuisine,vers 1642

Willem Claesz Heda, Nature morte avec un jambon et un Roemer, vers 1631-1634 ++++
 Joseph Mallord William Turner, L'incendie du Parlement de Westminster, 1834 ou 1835, ++++
Francesco Guardi, Le grand canal avec San Simeone Piccolo et Santa Lucia, vers 1770-1780

Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun, Portrait de Mme Du Barry, 1781


Jean-Baptiste Siméon Chardin, Nature morte avec un lièvre, vers 1730 ++++

Intérieur XVIIIe,Grand salon d'une maison de ville au 901 de la 5e avenue à New York

Intérieur XVIIe, Décor avec les boiseries de l'Hôtel de Lauzun vers 1655-1659

Amadeo Modigliani, Yeux bleus, portrait de Mme Jeanne Hébuterne, 1917, ++++

Paul Cézanne, Montagne Saint-Victoire, 1902-1904

Lyonel Feininger, Umpferstedt II, 1914 ++++

Salvador Dali, Soft construction with boiled beans, premonition of the Civil war, 1936 ++++











lundi 24 avril 2017

n° 1103 : Exposition Bazille à la National Gallery de Washington


Exposition Bazille à la National Gallery de Washington (n° 17075)

Le 9 avril 2017, je suis allé voir l'exposition  Frédéric Bazille à la National Gallery de Washington (et je suis même retourné y faire un tour le lendemain).

Ce que j'ai beaucoup aimé :

1°) C'est une exposition qui s'était tenu il y a quelques mois au Musée d'Orsay et je n'avais pas eu le temps d'aller la voir. J'ai eu le plaisir de voir qu'elle se tenait à Washington à la National Gallery... et en plus là bas l'entrée était gratuite.

2°) Je ne connaissais pas l'oeuvre de Frédéric Bazille et j'ai vraiment été impressionné par nombre de ces oeuvres, notamment un superbe portrait de Renoir et de très beaux tableaux de nus masculins.

3°) Frédéric Bazille est mort en 1870 (à la guerre contre la Prusse) mais il a fréquenté et travaillé avec de nombreux peintres impressionnistes avec lesquels il a comparé ses talents et des techniques. L'exposition permet donc aussi de voir des tableaux de Monet, Sysley, Renoir, Fantan-Latour. Ces différentes œuvres se répondent les unes aux autres. C'est magnifique et cela permet de comparer les différentes approches.


Frédéric Bazille, Pêcheur avec un filet, 1869, Arp Museum, Remagen

Frédéric Bazille, Pierre-Auguste Renoir, vers 1868-1869, Musée d'Orsay



samedi 15 avril 2017

n° 1102 : Un peintre américain à mieux connaître : Thomas Eakins

Thomas EAKINS, Portrait of Douglass Morgan Hall, vers 1889 (Museum of Art de Philadelphie)

Thomas EAKINS ++++ (n° 17 066)

Pendant mon séjour aux Etats-Unis, j'ai vu de nombreux tableaux d'un peintre américain que je connaissais mal, Thomas EAKINS (1844-1916) et dont j'ai apprécié les œuvres lors d'un récent séjour aux Etats-Unis.  Voici quelques exemples que l'on peut voir au MET de New York, au Museum au Art de Philadelphie et à la National Gallery de Washington.

Thomas Eakins, Arcadia, 1883, Metropolitan Museum de New York

 Thomas EAKINS, Singing a pathetic song, 1881, National Gallery de Washington

Thomas EAKINS, The Thinker, potrait of Louis N. Kenton, 1900, Metropolitan Museum de New York

Thomas EAKINS, Portrait of Dr. Hayes Agnew (The Agnew Clinic), 1889 (Museum of Art de Philadelphie)

J'ai eu le plaisir de trouver dans une librairie de Washington, une monographie consacrée à Thomas EAKINS : 

Cet ouvrage est paru à l'occasion d'une exposition qui s'est tenu -notamment- au musée d'Orsay en 2002.